1 mois avec bébé

Grossesse - Bébé 2
Notre expérience et bilan

C’est avec un peu de retard que je vous livre mon bilan de ce tout premier mois passé à quatre.

Si vous me suivez sur Instagram vous le savez déjà, mais le 2e mois avec bébé 2 a été quelque peu mouvementé. Toutefois, que ce soit en décalé ou non, j’avais sincèrement envie de partager avec vous mes impressions quant à nos tout premiers instants ensemble. Car outre le fait de vous faire part de mon expérience dans l’espoir que cela puisse éventuellement être utile à certaines d’entre vous, cela constitue également pour moi de précieux souvenirs de toutes ces petites choses qui un jour deviendront immanquablement floues dans ma mémoire.

https://youtu.be/GryiGdHg__IEt vous, comment avez vous vécu l’arrivée de bébé le premier mois ? Étiez vous complètement sous l’eau ou cela était-il plutôt fluide ? Avez-vous récupéré rapidement ? Dites-moi tout : perso j’adore les histoires de bébés 😉

A bientôt et surtout prenez bien soin de vous

Sandy

Accouchement – Ma to do list pour le jour J

Grossesse - Bébé 2, Vie de maman

L’organisation… Un mot capital quand on est sur le point d’accoucher. En effet, entre fatigue des derniers mois, stress du grand jour, excitation de bientôt rencontrer bébé et surtout neurone unique, on a vite fait d’oublier la moitié des choses utiles avant de partir à l’hôpital et une fois sur place, il est rapidement trop tard.

Après avoir partagé avec vous ce que j’emmènerai dans ma valise pour la maternité, j’ai pensé utile de vous communiquer ma to do list pour le jour J. Voici donc toutes les choses que je compte faire une fois que le travail aura débuté:

  1. Mesurer les contractions: cela semble évident mais, dans le cas où je ne perdrais pas les eaux dès le début, il est essentiel d’avoir une notion de fréquence et de durée pour savoir quand partir à la maternité
  2. Appeler le Papa: bon je crois que ça se passe de commentaires 😉
  3. Appeler nos amis en charge de la garde de Poupette: n’ayant pas de famille proche en région parisienne, nous avons mobilisé plusieurs couples d’amis afin qu’ils gardent Grande soeur en attendant l’arrivée de ses grands-parents
  4. Appeler les grands-parents afin qu’ils prennent le premier train disponible pour Paris
  5. Mettre les téléphones et tablette à charger: de préférence les laisser dans un lieu visible, un oubli de dernière minute étant vite arrivé
  6. Prendre une douche: l’objectif principal, mis à part de soulager d’éventuelles contractions, étant de se laver les cheveux – la prochaine occasion n’étant pas pour tout de suite 🙂
  7. Ajouter les dernières affaires dans le sac de maternité: carte vitale, de mutuelle, pièce d’identité, dossier médical complet, mais aussi coussin d’allaitement et éventuellement de quoi aider le travail (ballon de gym, etc)
  8. Emmener le kit de survie du Papa (s’il daigne le préparer, haha): sous-vêtements, lunettes, livre, nourriture mais aussi coussin gonflable (utile en cas de nuit sur place)
  9. Manger: le dernier repas du condamné ou presque – l’idée étant de se donner des forces mais de ne pas exagérer en ce qui concerne les quantités. Le travail peut en effet parfois durer de longues heures, et en France il n’est a priori pas autorisé de manger donc, à bon entendeur… 😉
  10. Sortir le nécessaire pour Poupette: nous comptons faire un petit message et quelques cadeaux à notre aînée lorsque nous serons partis (le message étant particulièrement nécessaire en cas de départ nocturne)
  11. Sortir les kits invités: tant pour nos amis que pour les grands-parents, j’ai préparé tout le nécessaire de toilette, draps et instructions concernant les repas et l’organisation avec Poupette à laisser bien en évidence pour leur faciliter la tâche le jour venu
  12. Faire un peu de ménage si possible: changer les draps, nettoyer les WC est la salle de bains, …
  13. Appeler l’ambulance: puisqu’il s’agit a priori du meilleur moyen de transport pour ce cas de figure lorsque l’on ne possède pas de voiture en région parisienne
  14. Emmener des protections pour le siège de la voiture en cas de nécessité d’appeler un taxi malgré tout
  15. Emmener téléphones, tablette, chargeurs et écouteurs: je crois qu’il est clair qu’on ne peut pas vivre sans cela! haha
  16. Vérifier que tout est éteint et sécurisé: en particulier pour un départ nocturne
  17. Laisser les clés à nos amis: il serait tout de même dommage de les enfermer à l’intérieur! 😀
  18. Avertir le reste de la famille que le travail a commencé…

Pour plus de détails, n’hésitez pas à visionner la vidéo:

 

Une fois le gros de cette liste traité, il n’y aura plus qu’à patienter et tenter de maîtriser au mieux la douleur! Ce qui entre nous est la partie la plus compliquée, mais ça, c’est une autre histoire… Que je vous raconterai plus tard du coup!

Et vous, quelle est votre organisation pour le jour J?

 

Sandy

Petit lexique de la maternité en Hollandais

Let's talk about Dutch baby

Lorsque je me suis retrouvée enceinte aux Pays-Bas, j’ai cherché beaucoup de renseignements sur internet. Mais j’avoue que ne parlant pas un mot de néerlandais, j’ai mis un certain temps avant d’optimiser mes recherches (et mon shopping!!!!!). Voici donc un petit lexique franco-hollandais des termes les plus utiles sur le thème de la maternité, de la grossesse, ou du matériel de puériculture auxquels j’ai pu penser, en espérant que ça vous fera gagner du temps. 😉
Evidemment il sera amené à évoluer dans le temps et à être complété alors n’hésitez pas à me l’indiquer si un terme qui vous intéresse manque à l’appel! 😀

A

Aide à domicile post-partum >> Kraamzorg
Allaitement maternel >> Borstvoeding
Aménorrhée >> Amenorroe
Anneau de bain >> Badring
Anesthésiste >> Anesthesist

B

Baby-cam >> BabyCam
Baby-phone >> Babyfoon
Baignoire >> Bad
Balancelle >> Babyswing
Barrière de sécurité >> Traphek
Bébé >> Baby
Bébés-nageurs >> Babyzwemmers (Peuterzwemmers pour les enfants en bas âge)
Berceau >> Wieg
Biberon >> Zuigfles
Bouillotte >> Warmwaterkruik OU Kruik
Brosse et peigne bébé >> Kapset

C

Canopy >> Zonnekap
Cape de bain >> Badcape
Capote de pluie >> Regenhoes
Césarienne >> Keizersnede
Chaise-haute >> Kinderstoel
Chancelière >> Voetenzak
Ciel de lit >>  Klamboe
Coins de table >> Beschermende tafelhoekjes
Contraception >> Contraceptie
Couches >> Nappy
Couffin >> Reiswieg

D

 

E

Echographie >> Zwangerschap echografie
Egouttoir à biberons >>Roogrekje
Enceinte >> Zwanger

F

Faire-part de naissance >> Geboortekaartjes
Flèche de lit >> Piekstok

G

Gigoteuse >> Slaapzak
Goupillon >> Flesborstel
Grignoteuse >> Abbelzakje

H

Hôpital >> Ziekenhuis
Housse de matelas à langer >> Aankleedkusshoes

I

 

J

Jouets >> Speelgoed
Jouets de bain >> Badspeeltjes

K

Kit de manucure >> Manicureset

L

Lait infantile >> Zuigelingenmelk
Lange >> Hydrofiel
Listériose >> Listeriose
Lit à barreaux >> Ledikant
Lit d’enfant >> Peuterbed
Lit parapluie >> Campingbed

M

Maman >> Mama
Matelas >> Matras
Matelas à langer >> Aankleedkuss
Maternité >> Moederschap
Mère >> Moeder
Mobile musical >> Muziekmobiel
Monitoring >> Controle
Moustiquaire >> Klamboe

N

Naissance >> Geboorte
Nid d’ange >> Inbakerdoek
Nid de nuit >> Babynestje

O

Ombrelle >> Parasol

P

Parc (à jouer) >> Box
Peignoir >> Badjas
Photoshooting de grossesse >> Zwangerschapsshoot
Placenta >> Placenta
Pot >> Potje
Poussette >> Kinderwagen
Prise de sang >> Bloedonderzoek
Puériculture >> Kwekerij

Q

 

R

Réducteur de chaise >> Stoelverkleiner
Réducteur de WC >> Toiletverkleiner

S

Sac à langer >> Verzorgingtas
Sage-femme >> Verloskundige
Cabinet de sages-femmes >> Verloskundigepratiek
Siège auto >> Autostoel
Spirale d’activités >> Spiraal OU Wagenspanner
Sucette >> Fopspeen

T

Tapis à langer >> Vershoonmatje
Tétine >> Fopspeen
Thermomètre de bain >> Badthermometer
Thermomètre digital >> Digitale thermometer
Toise >> Groeimeter
Tour de lait >> Melkpoedercontainer
Tour de lit >> Bedomrander
Toxoplasmose >> Toxoplasmose
Transat >> Wipstoel
Transat de bain >> Badinzet
Trotteur >> Loopstoel

U

 

V

Veilleuse >> Nachtlampje

W

 

X

 

Y

 

Z

 

La vérité sur… le post partum!

Grossesse & naissance, Vie de maman

Fidèle à ma précédente résolution, voici un nouvel article sur la maternité que j’ai longtemps eu envie de faire pour n’avoir trouvé que très peu d’informations à ce sujet avant mon propre accouchement.

Car oui, être enceinte constitue un extraordinaire chambardement pour nos corps, oui, accoucher est une expérience hors du commun, et bien évidemment non, on ne s’en remet pas du jour au lendemain.

Avant toute chose cependant, je tiens à préciser que le but ici n’est absolument pas d’être alarmiste ou de vous faire croire que la période post-partum est synonyme d’enfer sur terre!
Je n’ai bien sur pas vécu tous les symptômes que l’on peut attendre après la venue de bébé, et surtout je n’ai trouvé rien de tout cela insurmontable! Après tout, vous avez donné la vie juste avant. Vous êtes donc tout à fait capable d’affronter quelques petits désagréments supplémentaires, j’en suis convaincue!
Toutefois, et comme je l’avais dit dans mon précédent article « la vérité sur… la grossesse », connaître les possibilités, savoir à quoi s’attendre, peut parfois avoir un important effet psychologique pour affronter cette période un peu délicate, physiquement mais surtout psychologiquement.

C’est pourquoi j’ai voulu lister de manière assez légère les quelques symptômes post-partum que j’ai pu identifier. Et les voici en images:

Alors qu’en pensez-vous, vous sentez-vous plus apte à affronter l’après-naissance? Et vous les mamans, vous êtes-vous reconnues dans ce petit listing?

Je vous dis à très bientôt pour un prochain article, en attendant prenez bien soin de vous! 🙂

[Choc culturel] Mon plancher s’effondre!

Choc culturel

Une autre chose qui m’a frappée après mon accouchement, c’est qu’ici, aux Pays-Bas, il n’y a pas de rééducation du périnée. Ou du moins qu’elle n’est pas systématique, loin de là.

En effet, comme toute jeune maman, après la naissance de votre bébé, vous pouvez être sujette à une certaine faiblesse du périnée. Et s’il est vrai qu’en France le corps médical est très enclin à prescrire des séances de rééducation d’une part pour votre confort immédiat mais aussi pour éviter d’éventuels désordres futurs, en Hollande, les sages-femmes furent surprises que je leur pose la question seulement six semaines après mon accouchement.

Ici, on estime que c’est à chacune d’évaluer son besoin. Si au bout de trois mois le fait de ne pas avoir totalement récupéré vous gêne, vous pouvez éventuellement consulter une kinésithérapeute spécialisée… Mais cela est laissé à votre entière appréciation personnelle et par conséquent à votre degré d’acceptation de la gêne occasionnée. Quant au sport, hé bien, il est libre dès les premières semaines: c’est à vous de sentir si cela vous fait mal ou vous gêne et d’adapter en conséquence…

Mais bien sur, on peut toujours si on le souhaite prendre rendez-vous par soi-même une fois le 3e mois post-partum atteint et se faire prescrire des exercices à effectuer à la maison.

Alors, vous, qu’en pensez-vous? Auriez-vous préféré évaluer vous-même votre besoin? Comment cela se passe-t-il vraiment chez vous?

 

Dans ma valise de maternité…

Grossesse & naissance
La liste des choses à emmener pour votre accouchement

Aux Pays-Bas, les séjours à la maternité sont extrêmement courts et pas si fréquents que cela. Il n’est donc pas fréquent que les hôpitaux vous fournissent la liste des choses à emmener pour votre accouchement.

Voici donc en vidéo les choses que j’ai identifiées, basées sur les recommandations de ma kraamzorg, ainsi que sur mon expérience.

Et vous que pensez-vous emmener? Si vous avez déjà accouché (aux Pays-Bas ou ailleurs) que recommanderiez-vous d’emporter?

Prenez bien soin de vous et à bientôt!

Votre bonne fée la kraamzorg

Grossesse & naissance
Le post-partum aux Pays-Bas

C’est selon moi l’un des meilleurs aspects d’un accouchement aux Pays-Bas. Bébé né, vous remarquerez très vite que votre séjour à l’hôpital sera court, pour ne pas dire express (parfois seulement quelques heures après la naissance)! Mais vous rencontrerez bientôt la femme sur qui vous pourrez vous appuyer durant des 7 prochains jours : la kraamzorg.

Assez tôt dans votre grossesse, vous vous serez inscrite auprès d’un bureau de Kraamzorg, les aurez informés de votre date présumée d’accouchement et aurez reçu les instructions quant au matériel nécessaire pour votre prise en charge post-partum. Plus tard (environ à la 34e semaine de grossesse), une représentante sera venue à votre domicile pour finaliser votre admission, vous informer sur les soins fournis tout en s’assurant que tout soit bien en place chez vous.

Avant la naissance, il vous faudra en effet louer des élévateurs de lit, acheter un « kraampakket » (contenant les produits de soin tels que de la gaze, des protections de lit, etc.) et vous procurer tout le matériel nécessaire à l’arrivée de Bébé (langes, thermomètres, baignoire…). C’est à ce moment là que vous devrez vous assurer de certaines choses telles qu’avoir une kraamzorg parlant anglais ou encore savoir quelle sera la prise en charge en cas de retour de l’hôpital en soirée/ nuit (notre bureau nous aurait envoyé quelqu’un à toute heure mais ce n’est pas le cas de tous).

Et lorsque vous sentirez que le moment est venu pour votre bébé de venir au monde, vous – ou plus surement votre partenaire 😉 – devrez appeler le bureau de Kraamzorg de sorte qu’ils s’organisent pour votre retour à la maison. Une fois que vous aurez fait connaissance avec votre petit trésor  et informé le bureau de votre heure de sortie, vous rencontrerez votre bonne fée, la kraamzorg.

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Une aide si précieuse

La mission du kraamzorg est d’assurer vos soins et ceux du bébé pendant les 7 jours qui suivent la naissance. Concrètement, elle est généralement présente entre 7 et 8h par jour les premiers jours, puis quelques heures le reste de la semaine, en fonction de vos besoins. Bien sûr, le temps que vous aurez passé à l’hôpital (24h en ce qui me concerne, lisez mon histoire ici) sera déduit de votre forfait global mais selon moi cela reste bien suffisant. Durant cette période, elle s’assurera de votre bonne santé mais sera également chargée de s’assurer que vous récupériez bien de l’accouchement.

Voici donc le récit de mon expérience. Evidemment, la vôtre pourra être légèrement différente mais dans les grandes lignes, voilà ce à quoi vous pouvez vous attendre.

Après les 24 heures passées à l’hôpital, nous avons reçu le feu vert pour rentrer chez nous avec notre petite princesse. Une heure après notre retour, la Kraamzorg était à notre porte. Elle s’est présenté et a fait notre connaissance, puis nous a auscultées une 1ère fois. Comme il était déjà 16h (et qu’on était un samedi), elle s’est assurée de ce que nous ayons tout le nécessaire pour passer la nuit et qu’il ne nous manquerait rien que nous ne puissions acheter le lendemain. Elle nous a également donné des instructions pour cette 1ère nuit avec Bébé (prise de température, préparation des bouillottes, suivi des temps d’allaitement, vérification des couches…). Puis, une fois qu’elle nous a senti suffisamment confiants (enfin, autant que l’on puisse l’être en tous cas!) elle nous laissa pour la nuit.

Juste une précision : j’ai eu durant cette semaine 3 kraamzorg différentes. Cette situation était vraiment inhabituelle en ce qu’en principe on n’en a qu’une, mais la 1ère ayant bloqué son dos quelques jours auparavant, elle du être arrêtée et remplacée au pied levé. Toutefois, toutes furent si adorables que je n’ai rien à en dire de négatif.

Mais revenons-en à nos moutons : à quoi ressemblait une journée type avec la kraamzorg?
A son arrivée (généralement vers 8h30), nous faisions le bilan de la nuit écoulée, puis elle prenait ma température, mon pouls, palpait mon ventre afin de s’assurer que tout revenait bien en place et vérifiait l’état de mes points de suture. Ensuite, elle vérifiait le poids, la température et les couches de Bébé (pour s’assurer qu’elle buvait suffisamment)… Chaque jour, elle dressait un rapport dans notre carnet de suivi. Puis elle me donnait des conseils sur divers sujet tels que la préparation du bain, que faire en cas de coliques, la manière de s’assurer d’un allaitement efficace, etc.
Ensuite, nous elle m’aidait à mettre en place l’allaitement de Bébé. A ce sujet, je dois dire que sans la Kraamzorg, je ne sais pas si j’aurais réussi à le mettre en place durablement ! Lors de ma montée de lait, l’allaitement était devenu extrêmement difficile (j’y consacrerai un post prochainement). Les conseils et l’aide que j’ai alors reçus m’ont été si précieux que si aujourd’hui je peux dire qu’à 4 mois j’allaite encore exclusivement ma fille c’est en grande partie grâce à elles.
En parallèle, elle veillait à maintenir une hygiène impeccable pour Bébé et moi. En clair, chaque jour, elle nettoyait de fond en comble notre salle de bains pour éviter tout risque d’infection, changeait nos draps, lavait et pliait notre linge. L’une des 3 kraamzorg que j’ai eues était même tellement géniale qu’elle allait jusqu’à me le repasser !
Elle veillait également à ce que je me repose et mange suffisamment: elle me préparait des collations matin et après-midi, ainsi que le déjeuner (un déjeuner à la hollandaise certes, mais tout de même). Et cerise sur le gâteau, elle s’occupait même de Bébé pour me permettre de faire des siestes ou de me doucher par exemple.
Pour finir, bien sûr, elle m’apprenait à bien prendre soin de Bébé …

Ce système est vraiment le meilleur que j’aurais pu espérer. Dans mon pays d’origine, les jeunes mamans restent à l’hôpital au moins 3 jours après la naissance, mais ensuite, elles se retrouvent seules à la maison avec leur bébé… Ici, nous avons la chance unique d’avoir quelqu’un à domicile, nous montrant comment faire les choses dans notre propre environnement, qui nous est complètement dédiée, et peut répondre à toutes les questions qui surgissent immanquablement au fil des jours (hé oui, car la plupart des questions n’arrivent pas uniquement le 1er jour mais un peu plus tard) … Je sais qu’en France, il est possible de demander une aide à domicile – trop de femmes l’ignorent. Compte tenu de mon expérience, je ne peux que vous recommander de le faire, car cela peut vraiment faire la différence quant à votre vécu du post-partum.

Une plus large assistance

En plus de la kraamzorg, quelques personnes viendront à votre domicile durant cette première semaine. D’abord, vous retrouverez votre sage-femme. Elle vérifiera particulièrement votre état de santé et s’assurera, avec la kraamzorg, que tout va bien pour vous et votre bébé. Vous recevrez également la visite de deux personnes, la première effectuant le test de Guthrie (échantillon de sang prélevé sur le talon de Bébé) et l’autre testant l’audition du bébé.

Une fois la première semaine écoulée, vous ne serez bien sûr pas livrée à vous-même pour autant.

Vous aurez un premier rendez-vous avec une personne du «Consultatie bureau». C’est auprès de ce «Consultatie bureau» que sera suivi le développement de votre bébé. En d’autres termes, c’est là que vous pourrez vous rendre pour le/ la peser et mesurer, que lui seront faits ses vaccins et que sera effectué le suivi de son développement jusqu’à ses 4 ans.
A noter, pour ce qui est de sa santé à proprement parler (pour un rhume par exemple) c’est chez le médecin de famille (« huisart ») que vous devrez vous rendre.

Pour ce qui est de votre propre suivi, vous aurez la possibilité, à la 6e semaine post-partum, de revoir votre sage-femme afin de faire un point sur votre rétablissement. Vous aurez également l’opportunité de prendre un rendez-vous pour déterminer votre méthode de contraception à l’avenir.
Quant à la rééducation du périnée, vous serez votre propre juge. En effet, lorsque je lui ai demandé, la sage-femme ne m’a donné aucun vrai conseil pour ce faire (à part l’évidence je veux dire) mais a précisé que si je ne me sentais pas à l’aise de ce point de vue là au terme des 3 mois après la naissance, je pourrais aller voir une kinésithérapeute spécialisée (« pelvic fysiotherapist »). Votre rééducation est donc laissée à votre entière appréciation, mais bien sûr, si vous le souhaitez vous pouvez en bénéficier.

Pour conclure, je ne peux que dresser un bilan positif du post-partum aux Pays-Bas. Oui, votre séjour à l’hôpital sera très court, mais si vous vous assurez que, de jour comme de nuit, la kraamzorg pourra venir vous aider dès votre sortie, l’assistance dont vous bénéficierez alors n’en sera à mon sens que bien plus précieuse et efficace.

Et vous, que pensez-vous de ce système? Quelles est votre expérience du post-partum?
Prenez soin de vous et à bientôt! ❤

Geboorte! Accoucher aux Pays-Bas

Grossesse & naissance

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J’avais lu et entendu toutes sortes de témoignages d’expatriées ayant accouché aux Pays-Bas. Des histoires merveilleuses de mères de trois enfants qui avaient d’accoucher à domicile et avaient adoré. Et d’autres terrifiantes de femmes qui par exemple s’étaient vu refuser la péridurale dont elles avaient désespérément besoin juste parce qu’elles étaient « en dehors des heures de travail».

Enceinte de mon premier enfant, je ne parvenais pas à trouver le témoignage d’un accouchement « normal » qui aurait pu me rassurer. Comme pour beaucoup expatriés, l’approche naturelle de la grossesse aux Pays-Bas était vraiment différent de celle de mon pays d’origine. Ici, puisque votre corps est fait pour cela, en l’absence de complications, ce processus n’est pas sensé être médicalisé. Or je ne savais pas ce dont je pourrais être capable – et j’ai rapidement commencé à redouter un accouchement aux Pays-Bas

Ce que je savais

Plusieurs aspects différaient de ce que je savais de mon pays d’origine.

Tout d’abord, bien sûr, je savais que les Pays-Bas comptaient parmi les plus hauts pourcentages de naissances à domicile (≈30% [1]) et que l’assurance maladie ne couvrirait pas totalement le coût d’un accouchement à l’hôpital sans un impératif médical. De même pour les anti-douleurs, j’avais compris que ce n’était pas exactement la norme (c’est le moins qu’on puisse dire!) puisque seulement 15% des femmes reçoivent des médicaments contre la douleur pendant le travail[2]. En comparaison, ce taux est d’environ 80% en France! J’avais même lu que, dans la plupart des hôpitaux, il y avait pas d’anesthésiste dédié voire même que celui-ci pouvait n’être présent que pendant les «heures normales de travail», rendant ainsi votre anesthésie éventuelle très loin dans la liste des priorités vis-à-vis d’opérations en urgence ou autres besoins qui ne soient pas simplement « de confort ».

Ensuite, je savais que la sage-femme ayant fait le suivi votre grossesse serait très probablement celle qui ferait l’accouchement. Ici aux Pays-Bas, la grossesse n’étant pas une maladie, le gynécologue / obstétricien n’a pas à intervenir en l’absence de complication. D’ailleurs, petite précision: si vous prévoyez d’opter pour une péridurale, ce sont alors les sages-femmes de l’hôpital qui reprendront votre dossier.

Enfin j’ai vite découvert que lorsque les accouchements à l’hôpital sont normalement en ambulatoire. Cela signifie que, sauf complications et si vous vous sentez bien, vous pouvez sortir de l’hôpital quelques d’heures seulement après l’accouchement, même en soirée.

Chère peur de l’inconnu – toutes ces différences combinées au fait que c’était ma première grossesse ont suffit à m’inquiéter quant à ma propre expérience et à la façon dont mes souhaits seraient pris en considération.

Ce qui m’a décidée 

Oui, car il y avait bien une décision à prendre vu que je pouvais être de retour en France en seulement 3 heures de train!

Personnellement, je ne souhaitais pas accoucher à la maison. Et en ce qui concerne la douleur, je n’avais aucune idée de ce que je pourrais ou non supporter (à par « l’intense douleur » mentionnée par toutes les femmes, tant qu’on ne l’a pas expérimentée soi-même et sachant que la tolérance à la douleur de chacune est différente, franchement, comment savoir ce que ça veut dire?!?). Je souhaitais donc m’assurer que j’aurais au moins la possibilité d’opter pour la péridurale si j’en avais besoin. Idem pour la durée du séjour à l’hôpital, je n’étais pas très rassurée à l’idée de rentrer chez moi avec mon bébé le jour même de mon accouchement (sans compter que mon gynécologue était radicalement contre!).

Mon premier réflexe fût donc de chercher un hôpital adapté aux expatriées, où je pourrais recevoir des soins disons… plus conformes aux standards européens. Je fus ravie de trouver un établissement, apparemment privé, à La Haye qui semblait correspondre à cela (pour celles que ça intéresse, l’hôpital Bronovo). Quel soulagement!
Malheureusement, je n’avais pas pensé au fait que je n’habitais pas dans une de ces grandes villes d’expatriées mais à 40 minutes de là. Vous aurez compris, j’étais en dehors de la zone couverte par cet hôpital et, privé ou pas, il ne feraient pas d’exception!

J’ai fini par rencontrer ma sage-femme (“verloskundige”) [voir mon article sur la grossesse ici], qui m’a demandé quels étaient mes souhaits pour la naissance et à qui j’ai fait part de mes craintes. Elle se montra très compréhensive et me rassura beaucoup. Si je souhaitais accoucher à l’hôpital, c’était bien sur possible, mais surtout, si je souhaitais opter pour la péridurale, je pourrais le faire et cela de jour 24/24h et 7/7j – tout du moins dans l’hôpital dont je dépendais. L’essentiel était de l’en avertir en avance de sorte qu’elle puisse faire le nécessaire pour que mes souhaits soient respecté. Quant à la durée du séjour, je dois insister sur le fait qu’on ne rentre chez soi sous quelques heures que s’il n’y a pas de complication. Or cette notion est assez large comme vous le verrez plus loin.

Tout cela me fût par la suite confirmé par les sages-femmes et la gynécologue de l’hôpital en question. Pour information d’ailleurs, vous aurez un rendez-vous à l’hôpital avant la naissance si vous prévoyez d’y accoucher – généralement ce dernier se fait par téléphone mais on peut tout de même le conduire en personne. C’est ce que j’ai fait.

Après avoir bien pesé le pour et le contre d’un retour dans mon pays et ayant été rassurée quant au respect de mes souhaits, je me suis décidée à sauter le pas.

Mon bel accouchement

coffee

Un beau matin, je me réveillais avec une sensation inhabituelle. Je compris rapidement que j’avais en fait perdu les eaux! Pour autant je n’avais pas encore de contraction. J’appelai immédiatement mon mari qui venait de partir travailler – nous étions tous deux excités et épatés que cet événement que nous avions attendu 9 mois allait finalement se produire!

Une fois ma respiration retrouvée, j’appelai ma sage-femme, qui m’avait alerté quelques semaines auparavant du fait que selon elle ma fille n’était pas bien positionnée (seulement en touchant mon ventre, il n’y avait eu aucune échographie). Sa tête était certes en bas, mais légèrement sur la droite, causant, si ma poche des eaux se rompait un risque d’enroulement du cordon ombilical ainsi que d’un écoulement trop rapide du liquide amniotique. La consigne était donc dans ce cas d’appeler la sage-femme et de m’allonger immédiatement. Elle arriva chez moi environ 45 minutes plus tard et confirma son diagnostic: mon bébé était toujours mal positionné.

Il s’agissait donc là d’une « complication » au sens néerlandais qui, si j’avais jamais prévu d’accoucher à domicile, aurait de la même manière causé mon transfert à l’hôpital. La sage-femme appela une ambulance afin que je puisse rester allongé pendant toute la durée du trajet, pendant que Papa nous suivrait en voiture.

Tout le monde dit qu’un accouchement ne se déroule jamais comme on l’avait planifié… Je ne peux que confirmer l’adage puisque la maternité dans laquelle il était prévu que j’accouche était justement ce jour-là en plein déménagement vers de nouveaux locaux. On m’a donc transféré vers un autre hôpital dont je ne savais quasiment rien. Étonnamment, je n’étais pas pour autant stressée. Mon bébé était en chemin et il me fallait lâcher prise et faire confiance aux décisions que j’avais prises quelques mois plus tôt. Et cet hôpital s’avéra être génial!

Une fois arrivée, ils m’installèrent directement dans une chambre privée. Ils installèrent le monitor et la gynécologue arriva pour une échographie afin de vérifier la position de ma fille. Elle confirma à son tour le diagnostic et m’informa de deux possibilités. Elle essaierait de bouger le bébé manuellement, et en cas de succès ils devraient provoquer les contractions à l’aide d’ocytocine. Si cela ne fonctionnait pas, ils devraient pratiquer une césarienne… Heureusement la manipulation fonctionna et je pus continuer mon accouchement par voie basse.

Comme prévu ils me donnèrent l’ocytocine et les contractions débutèrent. J’avais entendu que lorsqu’on reçoit cette substance, les contractions sont plus fortes que la moyenne… Je dois dire que pour moi ça ne fut pas du tout le cas – j’avais des contractions toutes les 2 ½ minutes mais elles restèrent très longtemps vraiment supportable. Malheureusement, ceci expliquant peut-être cela, mes contractions n’étaient pas très efficaces et mon col ne se dilatait pas. Les sages-femmes me donnèrent par la suite deux autres doses et à 23h30 mon col était toujours dilaté à moins de 1 cm (cela faisait déjà 14 heures que j’avais des contractions!).
Ils me donnèrent alors le choix entre attendre encore, et espérer que les choses s’accéléreraient durant la nuit, ou alors prendre de quoi dormir et voir le lendemain matin comment les choses auraient évoluées. Venant d’une sage-femme néerlandaise (et donc a priori anti-médicalisation) je me dis que si elle me donnait ce choix c’est qu’elle sûrement avait une raison. J’optais alors pour la solution #2.

Une chose géniale à propos de notre séjour à l’hôpital – oui, NOTRE séjour – c’est qu’ils nous donnèrent directement une suite familiale pour la nuit. Mon mari put donc rester auprès de moi sans coût supplémentaire. Nous étions vraiment bien installés – contractions mises à part!

Je passai une courte nuit, me réveillant de temps à autres, mais je parvins globalement à dormir jusqu’à 4 heures du matin. La douleur avait alors bien augmenté et les contractions s’étaient encore rapprochées. Aux environs de 6h30, après 22 heures de travail, j’appelai finalement la sage-femme pour un check-up et, si possible, pour la pose de la péridurale. A 7h30 j’étais (seulement) à 3 cm de dilatation! Mais heureusement cela suffisait pour pouvoir poser la péridurale. Je vous confirme donc que, lorsque vous en avez besoin, oui, l’anesthésie est possible.

J’allai donc voir l’anesthésiste qui posa la péridurale… après 5 tentatives infructueuses! La cause se trouvait-elle dans mon dos ou dans la dextérité du médecin, je ne le saurai jamais. Mais le soulagement était tel que je ne m’en sentis pas du tout traumatisée pour autant! Globalement, la partie la plus difficile à mon sens était de rester immobile pendant l’injection, mais la douleur en elle-même n’était pas si terrible.

Après cela je ne me rappelle de rien, et pour cause: je n’ai fait que dormir!!! Je me réveillai vers midi, pris mon déjeuner, sans aucune douleur. Les sages-femmes venaient m’ausculter toutes les heures et me dirent rapidement:“OK let’s go!”. Je ne compris pas tout de suite mais, si, il était temps de pousser.

Une bizarrerie ici: elles voulaient arrêter la péridurale. Je négociai pour qu’elles la laisse, sachant que dans de nombreux autres pays elle était maintenu pendant la poussée. Mais elles ne surent alors plus comment me guider: elle s’attendaient à ce que je sache quand pousser et quand arrêter (mais je ne sentais pas les contractions), alors, finalement, je leur demandai d’arrêter la péridurale. Ainsi je serais plus en contrôle de ce que je faisais. Cet aspect est probablement le plus dérangeant dans mon expérience mais ce fut malgré tout loin d’être traumatisant. Au total, la poussé n’aura duré que 15 minutes et se sera très bien passée…

J’avais désormais ma douce princesse dans mes bras! Je n’oublierai jamais ce sentiment et je chéris chaque minute passée avec elle depuis cet instant.

Nous sommes restés 24 heures de plus à l’hôpital. A nouveau deux complications au sens néerlandais avaient émergé: pour moi, la péridurale, et pour mon bébé la durée écoulée entre le moment de la rupture des eaux et l’accouchement véritable (31 heures!). Le lendemain à 15h nous étions sortis, notre fille dans les bras. Cela peut sembler rapide mais aux Pays-Bas une aide-soignante (la « kraamzorg ») vient pour une semaine à votre domicile pour s’occuper de vous et de votre bébé et selon moi c’est encore mieux que passer 3 jours à l’hôpital avec 20 autres patients qui requièrent l’attention du personnel médical. Mais je développerai cela dans un autre post.

J

‘espère que cet article aidera au moins quelques unes d’entre vous. N’hésitez pas à commenter si vous avez plus d’infos ou si vous voyez une erreur. Merci de m’avoir lue et prenez soin de vous! ❤

[1] National Institute for Public Health and the Environment
[2] en 2013, selon BMC Pregnancy and Childbirth

Être ou ne pas être une patiente

Grossesse & naissance
Suivi de grossesse entre France et Pays-Bas

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« Tu n’oublieras jamais le jour où tu sauras que tu es enceinte! ». C’est ce que ma Maman m’avait toujours dit et, ce jour-là, j’ai compris. Mon corps m’avait donné quelques indices depuis déjà plusieurs jours et, avant même de voir le mot «enceinte» lentement apparaître sur le test, je savais qu’une nouvelle aventure avait déjà commencé.

Et quelle aventure, étant donné que je n’avais emménagé aux Pays-Bas que 3 mois auparavant! Tout était à découvrir. D’une part c’était ma première grossesse. Mais je devrais aussi découvrir un tout nouveau système de santé, connu pour être bien plus libéral que dans la plupart des autres pays occidentaux. En effet, aux Pays-Bas, la grossesse est considérée comme un processus naturel. Une femme enceinte n’y est donc jamais considérée comme une « patiente », à moins qu’elle ne souffre d’une pathologie spécifique. Mais concrètement ce que cela signifie?

Avant de commencer, je dois préciser que mon suivi de grossesse a été pour un peu plus du 1er trimestre réalisé en France, de même que toutes mes échographies (principalement car mon assurance maladie n’était pas complètement mise en place).
C’est pourquoi je pense pouvoir être en mesure de comparer les deux systèmes. Bien sûr, je vais vous parler de mon expérience et chacune peut être différente…

Gynécologue vs. Sage-femme

Alors, ce que vous remarquerez très vite c’est que, en l’absence de complications et si vous ne prévoyez pas d’accoucher à l’hôpital, vous ne rencontrerez jamais de gynécologue pour votre suivi de grossesse. Personnellement, alors qu’en France mes rendez-vous mensuels se faisaient avec mon gynécologue, aux Pays-Bas je n’en ai rencontré un qu’une fois: lors de l’entretien prénatal avec l’hôpital suite à mon inscription. Pour le suivi habituel, votre interlocuteur sera la sage-femme (« verloskundige »), qui sera d’ailleurs normalement celle qui vous aidera à accoucher, mais j’en parlerai dans un prochain post sur l’accouchement.

Il est recommandé de s’inscrire le plus tôt possible au bureau de sages-femmes, si possible avant la fin de la 2ème mois. Mais bien sûr , si vous arrivez plus tard dans le pays ou si, comme moi, vous vivez un véritable cauchemar administratif , la plupart d’entre eux essaiera de vous trouver une solution. Ce bureau « privé » sera seul à prendre soin de vous: à nouveau, sans complication, votre suivi de grossesse ne sera pas fait à l’hôpital, avec lequel vous n’aurez que des contacts très limités (pour moi, un seul entretien en face-à-face).

Pour trouver votre bureau de sages-femmes on vous conseillera probablement de le chercher dans les pages jaunes – en tous cas c’était mon cas. Mais le système néerlandais à l’air si bien organisé que cela semble plutôt bien fonctionner. Si vous tenez tout de même à vous faire recommander un lieu, le mieux sera surement de demander à votre médecin traitant (« huisart »). Pour ma part, j’ai choisi le bureau le plus proche de chez moi et toutes les sages-femmes se sont avérées vraiment professionnelles.

Par ailleurs, la plupart des sages-femmes parlent très bien anglais – et soyez rassurées si vous ne connaissez pas tous les termes techniques: Google translate est votre ami !!! Par contre, si vous vous inscrivez tardivement, vous pourriez bien être une petite chanceuse et devoir traduire les documents que vous aurez recueillis dans votre pays d’origine (résumés d’échographie, prescriptions, etc.). 🙂

Concrètement, que font-elles?

Tout d’abord, vous aurez un rendez-vous préliminaire durant lequel vous seront demandés vos antécédents médicaux et familiaux, vos souhaits/ projet de naissance et autres questions visant à cerner vos besoins. On vous donnera alors un livret récapitulant toutes les informations relatives à votre grossesse. La sage-femme vous donnera également un calendrier de suivi: en général, vous aurez un rendez-vous par mois + un toutes les deux semaines à mesure que vous vous rapprocherez du terme.

Lors de ces visites mensuelles, on vous demandera un update sur votre situation (symptômes, questions, etc), puis la sage-femme vous examinera. Voici une des plus grandes différences que je remarquées: alors qu’en France, on vous fera un examen très approfondi (y compris un examen interne et parfois même une rapide échographie) aux Pays-Bas, si tout semble normal, celui-ci sera beaucoup plus simple. La sage-femme vous pèsera, prendra votre tension, écoutera le cœur du bébé, vérifiera sa position avec ses mains et mesurera votre ventre. Et quand vous leur direz que dans votre pays les femmes ont généralement examen interne tous les mois, elle vous regardera interloquée et vous demandera… «Mais pourquoi?!? » (et du coup vous vous demanderez peut être aussi « Oui, en fait, pourquoi?!? »… Enfin brrrrref …). Normalement, ce check-up devrait leur permettre de détecter d’éventuelles complications.

Échographies et des prises de sang

En ce qui concerne les échographies, il me semble qu’aux Pays-Bas seule celle du 1er trimestre est automatique (normalement son objectif est de déterminer la date de conception et de faire le test de trisomie 21, entre autres). Mais la 2nde échographie pour le dépistage des anomalies physiques est également possible (et normalement entièrement remboursés par l’assurance maladie néerlandaise). Pour rappel, prés de la 1ère moitié de mon suivi de grossesse a été fait en France alors pardonnez-moi si je ne vais pas plus loin leur description.
Il n’y aura a priori aucune autre échographie, sauf pour raisons médicales spécifiques. Pas d’échographie du 3e trimestre donc (généralement son but est pour vous assurer du bon développement du bébé et de sa position). Cependant, si vous discutez avec votre sage-femme (et si vous êtes prête à payer bien sûr), vous pourriez être en mesure d’obtenir une ordonnance pour l’effectuer.

Pour ce qui est des prises de sang, si elles sont mensuelles (et automatiques) dans mon pays, surtout si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose, aux Pays-Bas vous devriez pas en avoir, à part pour le test de la trisomie 21.
En ce qui concerne la détection de la toxoplasmose en cours de grossesse, l’idée ici est que si vous suivez les règles il n’y a aucune raison que vous contractiez la maladie et, que si vous la contractez tout de même, il n’y a rien de plus que vous ne puissiez faire de toute façon.
Ce point est probablement le plus discutable selon moi car il y existe un traitement qui pourrait atténuer la gravité des conséquences sur le fœtus – raison pour laquelle le système de santé de plusieurs pays a mis en place un système de détection précoce … Dans tous les cas, que les sages-femmes vous le diront, elles sont là pour vous aider, si vous voulez vraiment vraiment votre prise de sang (et encore si vous êtes prête à payer pour cela) vous pourrez très probablement l’effectuer.
En ce qui concerne l’anti-D les sages-femmes vous feront faire un test sanguin pour détecter le rhésus du bébé avant la naissance. Il n’y aura donc pas besoin de vaccin .

Quoi d’autre?

Pour finir, d’un point de vue administratif, notez que vous aurez probablement besoin d’obtenir un numéro de service citoyen (BSN) et de vous enregistrer auprès d’un médecin traitant (« huisart ») si ce n’est pas déjà fait. Vous devrez également vous inscrire au plus tôt pour qu’une personne (« Kraamzorg ») vienne vous fournir les soins post-partum: comme vous ne resterez pas à l’hôpital très longtemps, voire pas du tout en fonction de votre plan de naissance, c’est elle qui prendra soin de vous et de votre bébé pendant la première semaine suivant la naissance!

J’espère que ce post vous aura été utile et n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez plus d’infos ou si j’ai commis une erreur. Je reviendrai bientôt avec d’autres articles sur l’accouchement, le post-partum, l’allaitement, etc. En attendant, prenez soin de vous! ♥

Liens utiles (en anglais):

Access – Guide Avoir un bébé aux Pays-Bas

Expatica – Avoir un bébé aux Pays-Bas