La diversification alimentaire ☁ Expérience, matériel et petits conseils

Vie de maman

Lorsque vient le moment pour bébé de découvrir les aliments solides, on se pose souvent beaucoup de questions sur la meilleure manière de s’y prendre, quels aliments donner, à quel moment et à quel rythme, sans oublier la question existentielle incontournable mais récurrente dès que l’on entre dans le monde merveilleux des pigeons parents: quel matériel acheter ou délaisser?

Voici donc le récit de mon expérience, mes conseils pour savoir quoi acheter (ou plutôt ne pas acheter) et pour faire en sorte que la diversification alimentaire de votre petit bout se passe au mieux, pour vous comme pour lui:

J’espère que cette vidéo vous sera utile, qu’elle vous donnera des pistes sur la manière de vous y prendre, tout en gardant en tête qu’écouter votre bébé mais aussi votre instinct est la clé du succès selon moi. Allez maintenant, à vous les corvées d’épluchages de légumes et de cuisson de compotes! Youhouuuuu! 🙂

A bientôt!

Sandy

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Allaitement – Le sevrage de bébé

Vie de maman

Comme vous le savez surement déjà, j’ai allaité ma fille exclusivement et à la demande jusqu’à ses 6 mois révolus. Même si sauter le cap fut un peu dur pour moi, mon objectif des 6 mois atteint, je ressentais alors le besoin d’arrêter: pour moi, il était tout simplement temps.

Temps de récupérer un peu plus de liberté (même si nous avions vraiment trouvé un rythme de croisière avec Poupette, l’allaitement est malgré tout un exercice exigent qui demande une certaine disponibilité) mais surtout temps de récupérer véritablement, car entre les ligaments qui tardent à retrouver leur état normal, la fatigue intense (en ce qui me concerne en tous cas) et les tétées nocturnes encore bien présentes, il faut bien l’avouer, passer le relais au lait en poudre fut assez salvateur pour moi.

Mais c’était aussi la fin d’un cycle et le signe également que mon bébé continuait de grandir… Ca passe si vite! 😉

Quoiqu’il en soit, j’ai commencé le sevrage dès ses 6 mois et l’ai opéré sur pratiquement un mois entier. Et je dois avouer que tout s’est vraiment très bien passé, pour nous deux!

Voici donc en vidéo la manière dont je m’y suis prise mais aussi les quelques conseils que j’aurais envie de vous donner au regard de cette expérience.

Et vous depuis combien de temps allaitez-vous bébé? Comment comptez-vous vous y prendre?

A bientôt!

13 Conseils pour réussir son allaitement

Grossesse & naissance, Vie de maman
Mon expérience, mes petits conseils

Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre mon blog en main. Celles qui me suivent sur YouTube ont sans doute constaté que j’avais quelque peu concentré mes efforts sur ce canal, ce dernier étant en toute honnêteté un peu plus interactif à mon goût, plus direct mais aussi et surtout plus adapté à mon nouveau mode de vie de maman (car en ce qui me concerne, l’écriture demande un peu plus de temps qu’une « discussion » spontanée face caméra, même si bien sur cela implique aussi un travail de montage ensuite).

Ceci dit, j’aime aussi mon blog et je ne souhaite pas l’abandonner. J’ai donc décidé de trouver un compromis pour mener les deux de front. C’est pourquoi je pense partager ici l’ensemble de mes contenus YouTube, reprenant les divers sujets relatifs à ma vie de maman et d’expatriée aux Pays-Bas qui vous a priori ont amenées sur ce site, tout en les enrichissant par écrit.

A dire vrai j’avais déjà quelque peu commencé à poster de tels articles mais je me privais de le faire trop régulièrement, au risque de ne quasiment plus rien publier… N’hésitez donc pas à me dire ce que vous en pensez, si cela vous convient ou si vous préféreriez un autre format.

Commençons donc par ma dernière vidéo en date, traitant d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur, vous l’aurez compris: l’allaitement. Car si j’ai eu la chance d’être accompagnée pendant une semaine, chez moi, par une professionnelle à mon retour de la maternité (pour plus d’infos, c’est par ici), je sais que tel n’est pas le cas de toutes les mamans, qui souhaiteraient pourtant essayer de mettre en plus l’allaitement de leur bébé.

Un des éléments clé que j’ai omis de partager en vidéo, et pourtant Dieu sait qu’il compte: n’écoutez pas les conseils de tout le monde! En matière de parentalité, je pense que vous l’avez déjà constaté, tout le monde ira de son petit conseil, pour tout et n’importe quoi (le sommeil, l’habillement, l’éducation… et bien sur, votre choix entre allaitement et biberon).

J’avais fait une autre vidéo au sujet des inconvénients de l’allaitement (je ferai un article pour vous le communiquer très rapidement) et le regard des autres peut parfois peser sur les jeunes parents. Essayez donc de VOUS écouter, éventuellement de définir une ou deux personnes référentes, que vous écouterez, mais tâchez de ne pas vous laisser polluer par des avis contradictoires, d’un autre temps ou encore allant à l’encontre de vos envies. Vous seuls savez ce qui est bon pour vous et votre bébé, alors faites-vous confiance!

J’espère que cet article vous aura été utile et que cette nouvelle ligne directrice vous intéresse. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel article! En attendant, prenez bien soin de vous! 🙂

Oui j’allaite, et alors?

Grossesse & naissance
Lettre aux détracteurs (inconscients?) de l’allaitement maternel

i-breasfeed

Ça y est, la semaine dernière nous avons commencé la diversification après 6 mois d’allaitement exclusif. Une grande étape qui marque le « début de la fin » d’une superbe expérience avec mon bébé. Une grande étape qui me pousse également à faire le bilan des 6 mois écoulés.

Et, si j’avais lu et vu beaucoup de choses sur la nécessité de ne pas culpabiliser les mères choisissant le biberon, ce avec quoi je suis absolument d’accord entendons-nous bien, je ne me doutais pas qu’en optant pour l’allaitement maternel je ferais moi aussi l’objet de remarques d’apparence anodines mais qui, cumulées, m’auront laissé un petit goût amer malgré tout…

Évidemment au début rien de tout cela bien sûr, plutôt même un certain respect de vouloir opter pour ce qu’il y a de mieux pour Bébé. Après tout, beaucoup d’autres mères essaient également, et puis, même si cela ne dure que quelques jours ou semaines, c’est toujours ça de pris…
Et puis, passé le premier mois, une certaine surprise et déjà les premières questions: « Ah oui, tu continues?! Ah ok, mais tu comptes le faire combien de temps? ». Évidemment à ce moment là on n’en sait rien soi-même alors ça semble une question logique. Mais plus on avance dans le temps, plus les petits commentaires se multiplient, jusqu’à atteindre leur paroxysme au cap des 3 mois…

Des avis donnés au détour d’une conversation:
« Quoi tu allaites toujours? Ah ben ça se voit que tu es en congé parental tu ne pourrais pas si tu travaillais! », « Ah mais tu va le faire combien de temps sérieusement? L’OMS conseille 6 mois? Allez arrête de te trouver des excuses pour ne pas couper le cordon! », « Nan mais tu te rends compte, elle gardait son lait dans le frigo avec la nourriture des autres, c’est dégoûtant! », « Non mais ne pense même pas à maigrir tant que tu allaites, j’ai même une copine qui a PRIS du poids et puis alors les seins en gant de toilette non merci! », « Quoi, tu ne diversifies que maintenant?! Non mais à son âge mon bébé mangeait des légumes depuis 2 mois déjà!?! », « Tu n’allaites pas dans les lieux publics si? Moi je trouve ça bizarre quand même »…

Sans oublier les explications à tout, suivies du bien avisé « tu devrais arrêter tu ne crois pas? »:
« Tu as mal au dos, non mais c’est normal tu allaites ça empêche de récupérer de l’accouchement! », « Tu as fait des caries, ah ben ça c’est l’allaitement ne cherche pas plus loin », « Elle fait pas encore ses nuits? Ah moi la mienne elle les fait depuis ses 2 mois et demi mais ça c’est parce que tu allaites! », « Non mais elle a 4 mois maintenant, il est clair qu’elle a besoin de plus que ça », « Ah oui tu as l’air hyper fatiguée, mais c’est ça l’allaitement c’est certain »…

Vous allez me dire que j’ai des amis en Or, mais à vrai dire la plupart de ces commentaires étaient fait de manière anodine, parfois sur le ton de l’humour, parfois non, mais sans aucun doute la grande majorité du temps sans penser à mal, bien au contraire… Cependant, c’est la répétition combinée à l’absence totale d’avis positifs (!) qui m’aura amenée à régulièrement me remettre en cause voire, dans les moments les plus difficiles, à tout simplement me décourager.

Car OUI allaiter ça fait mal au début, OUI, allaiter c’est épuisant, OUI allaiter ça empêche de faire un régime, OUI allaiter c’est un engagement personnel, NON je n’aurais probablement pas pu le faire si j’avais repris le travail 10 semaines après l’accouchement, NON je ne peux pas encore m’habiller comme je veux, NON je n’ai pas encore récupéré mon corps d’avant, NON bébé ne faisait pas ses nuits à 2 mois et demi, NON je ne peux quasiment jamais déléguer à quelqu’un d’autre mais OUI je fais tous ces sacrifices pour son bien, pour qu’elle ait le meilleur pour sa santé et NON je ne le fais pas pour mon propre plaisir même si, et heureusement, le lien ainsi tissé avec Bébé est très fort.

Alors simplement, si vous côtoyez une maman qui allaite, pensez avant d’énoncer ce type de petite phrase anodine que vous êtes peut-être la 15e personne à le faire, que peut-être cette maman est fatiguée, a des doutes sur le fait qu’elle fasse bien « ce qu’il faut » pour son enfant ou que – si vous êtes sur ce blog – cette maman est peut-être en plus de cela isolée, à l’étranger, sans sa famille et amis proches pour la conseiller et la soutenir…
Je ne cherche pas à me faire plaindre ici, heureusement j’ai eu un mari qui m’a toujours soutenue dans cette démarche, et j’ai aussi totalement conscience que dans la vie il y a des problèmes bien plus grands, mais j’avais simplement envie de vous rappeler que parfois un petit mot d’encouragement ça fait tout simplement du bien.

Alors la prochaine fois, n’hésitez pas et dites lui que ce qu’elle fait est bien et que vous vous rendez compte que c’est difficile. Vous verrez, rien ne lui fera plus plaisir!

Réussir son allaitement

Grossesse & naissance
Pourquoi vos chances sont-elles meilleures aux Pays-Bas

allaitement

En toute honnêteté, avant la naissance de ma fille, je ne pensais pas vraiment que je parviendrais à allaiter jusqu’au bout. Mais je souhaitais tout de même essayer. Alors quand j’ai finalement rencontré ma douce Poupée, je lui ai fait la fameuse « tétée de bienvenue » et, en fin de compte, je n’ai pas trouvé ça aussi horrible que je ne l’imaginais. Mais en réalité le plus difficile était à venir et je ne suis pas sure que j’aurais réussi à passer le cap sans le système néerlandais.

Bien entendu l’objet de cet article n’est pas de faire la propagande de l’allaitement. Comme je l’ai dit je n’étais même pas sûre moi-même de ne pas donner le biberon, et d’ailleurs je finirai certainement par le faire après le sevrage. L’essentiel est juste de se sentir bien, quelque soit son choix…

Mais pour ce qui est de l’allaitement en France, nombre de mes amies qui souhaitaient essayer ont fini par me dire qu’elles avaient abandonné après 1 ou 2 semaines parce que c’était vraiment trop difficile. Et je pense que j’aurais probablement fait la même chose. Par chance, j’ai pu m’appuyer sur ma bonne fée la marraine, la femme dont vous savez désormais tout : la kraamzorg (si ce n’est pas le cas, lisez mon post précédent).

Car parmi ses pouvoirs magiques, elle compte celui de vous aider à mener à bien votre allaitement si telle est l’option que vous avez choisie.

1. Son savoir-faire elle vous transmettra

Un des aspects positifs liés au fait d’avoir quelqu’un à domicile pendant une semaine entière est que cette dernière sera présente pour vous assister pour la plupart des repas de Bébé.
En plus de veiller à vous fournir tout ce dont vous avez besoin pour ce faire (repos, encas, boissons), elle sera à même de vous donner de nombreux et précieux conseils. Elle corrigera votre posture, vous apprendra à reconnaître les signes de la faim avant que Bébé ne pleure (parfois je confondais faim et coliques par exemple car son comportement était similaire), vous montrera comment doit se placer la bouche de votre enfant ou encore comment extraire du lait pour stimuler son odorat et mieux le guider…
Grâce à ces recommandations, adaptées à vos besoins spécifiques, elle vous aidera à allaiter plus rapidement de manière plus efficace. Et quand on sait que la plupart des douleurs liées à l’allaitement (crevasses, mastites, etc) viennent d’une mauvaise position du bébé, je vous laisse évaluer les bénéfices d’une telle transmission de savoir-faire !

2. Du réconfort elle vous apportera

La période la plus difficile, à mon sens, est véritablement la semaine qui suit la naissance. La montée de lait, le manque d’expérience (le vôtre mais aussi celui de Bébé), les maux du post-partum et la fatigue sont tous à leur paroxysme à ce moment-là… Partager vos difficultés et inquiétudes, tout en sachant que si vous vous êtes débattu avec votre allaitement durant la nuit il y aura quelqu’un au petit matin pour vous donner les clés pour résoudre vos soucis, est un trésor que vous chérirez.
De plus, grâce aux examens quotidiens qu’elle pratiquera (pesée du bébé, contrôle des couches), vous pourrez calmer vos angoisses potentielles, vous assurant ainsi que votre petit bout ne manque en fait de rien et grandit bien.

3. Aux urgences elle parera

Pour finir, son rôle sera essentiel si vous avez à faire face à de grosses difficultés (en tous cas, grosses pour vous ;-)). En ce qui me concerne, c’est LA raison pour laquelle j’allaite toujours au jour d’aujourd’hui. Avoir une spécialiste, à la maison, chaque jour, dédiée à vous et à votre bébé peut en effet vous sauver la vie pour ce qui est de reconnaître et prévenir de plus gros problèmes.
Ainsi, par exemple, quand ma montée de lait est arrivée, l’excès de lait produit a complètement empêché Bébé de boire correctement, et ce durant de très longues heures. A l’hôpital on m’avait mise en garde contre le fait de laisser ma Poupée plus de 6 heures sans s’alimenter, sous peine de quoi elle deviendrait apathique et ne serait alors plus en mesure de s’alimenter seule. Vous imaginez donc mon angoisse lorsque cette pauvre chérie âgée de seulement 3 jours s’est retrouvée dans l’impossibilité de boire pendant près de 8 heures !!! De plus, en l’absence de tétée, je stockais beaucoup trop de lait, ce qui était douloureux et aurait pu causer une infection… Grâce à la kraamzorg qui d’une part sut reconnaître les risques, d’autre part me rassura sur le temps qu’un bébé de cet âge pouvait passer sans boire et pour finir me fournit immédiatement un tire-lait (OK c’est basique mais je n’en avais pas acheté avant la naissance), tous mes problèmes furent résolus en l’espace de quelques heures seulement.

Alors oui, vous l’aurez compris, pour moi le fait que vos chances de réussite soient meilleures aux Pays-Bas repose en fait sur une seule personne mais je pense que cette dernière peut vraiment faire la différence… En tous cas ce fut le cas pour moi.
Et vous quelle est votre expérience de l’allaitement ? Que pensez-vous du système hollandais ?

Prenez soin de vous et à très vite

Votre bonne fée la kraamzorg

Grossesse & naissance
Le post-partum aux Pays-Bas

C’est selon moi l’un des meilleurs aspects d’un accouchement aux Pays-Bas. Bébé né, vous remarquerez très vite que votre séjour à l’hôpital sera court, pour ne pas dire express (parfois seulement quelques heures après la naissance)! Mais vous rencontrerez bientôt la femme sur qui vous pourrez vous appuyer durant des 7 prochains jours : la kraamzorg.

Assez tôt dans votre grossesse, vous vous serez inscrite auprès d’un bureau de Kraamzorg, les aurez informés de votre date présumée d’accouchement et aurez reçu les instructions quant au matériel nécessaire pour votre prise en charge post-partum. Plus tard (environ à la 34e semaine de grossesse), une représentante sera venue à votre domicile pour finaliser votre admission, vous informer sur les soins fournis tout en s’assurant que tout soit bien en place chez vous.

Avant la naissance, il vous faudra en effet louer des élévateurs de lit, acheter un « kraampakket » (contenant les produits de soin tels que de la gaze, des protections de lit, etc.) et vous procurer tout le matériel nécessaire à l’arrivée de Bébé (langes, thermomètres, baignoire…). C’est à ce moment là que vous devrez vous assurer de certaines choses telles qu’avoir une kraamzorg parlant anglais ou encore savoir quelle sera la prise en charge en cas de retour de l’hôpital en soirée/ nuit (notre bureau nous aurait envoyé quelqu’un à toute heure mais ce n’est pas le cas de tous).

Et lorsque vous sentirez que le moment est venu pour votre bébé de venir au monde, vous – ou plus surement votre partenaire 😉 – devrez appeler le bureau de Kraamzorg de sorte qu’ils s’organisent pour votre retour à la maison. Une fois que vous aurez fait connaissance avec votre petit trésor  et informé le bureau de votre heure de sortie, vous rencontrerez votre bonne fée, la kraamzorg.

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Une aide si précieuse

La mission du kraamzorg est d’assurer vos soins et ceux du bébé pendant les 7 jours qui suivent la naissance. Concrètement, elle est généralement présente entre 7 et 8h par jour les premiers jours, puis quelques heures le reste de la semaine, en fonction de vos besoins. Bien sûr, le temps que vous aurez passé à l’hôpital (24h en ce qui me concerne, lisez mon histoire ici) sera déduit de votre forfait global mais selon moi cela reste bien suffisant. Durant cette période, elle s’assurera de votre bonne santé mais sera également chargée de s’assurer que vous récupériez bien de l’accouchement.

Voici donc le récit de mon expérience. Evidemment, la vôtre pourra être légèrement différente mais dans les grandes lignes, voilà ce à quoi vous pouvez vous attendre.

Après les 24 heures passées à l’hôpital, nous avons reçu le feu vert pour rentrer chez nous avec notre petite princesse. Une heure après notre retour, la Kraamzorg était à notre porte. Elle s’est présenté et a fait notre connaissance, puis nous a auscultées une 1ère fois. Comme il était déjà 16h (et qu’on était un samedi), elle s’est assurée de ce que nous ayons tout le nécessaire pour passer la nuit et qu’il ne nous manquerait rien que nous ne puissions acheter le lendemain. Elle nous a également donné des instructions pour cette 1ère nuit avec Bébé (prise de température, préparation des bouillottes, suivi des temps d’allaitement, vérification des couches…). Puis, une fois qu’elle nous a senti suffisamment confiants (enfin, autant que l’on puisse l’être en tous cas!) elle nous laissa pour la nuit.

Juste une précision : j’ai eu durant cette semaine 3 kraamzorg différentes. Cette situation était vraiment inhabituelle en ce qu’en principe on n’en a qu’une, mais la 1ère ayant bloqué son dos quelques jours auparavant, elle du être arrêtée et remplacée au pied levé. Toutefois, toutes furent si adorables que je n’ai rien à en dire de négatif.

Mais revenons-en à nos moutons : à quoi ressemblait une journée type avec la kraamzorg?
A son arrivée (généralement vers 8h30), nous faisions le bilan de la nuit écoulée, puis elle prenait ma température, mon pouls, palpait mon ventre afin de s’assurer que tout revenait bien en place et vérifiait l’état de mes points de suture. Ensuite, elle vérifiait le poids, la température et les couches de Bébé (pour s’assurer qu’elle buvait suffisamment)… Chaque jour, elle dressait un rapport dans notre carnet de suivi. Puis elle me donnait des conseils sur divers sujet tels que la préparation du bain, que faire en cas de coliques, la manière de s’assurer d’un allaitement efficace, etc.
Ensuite, nous elle m’aidait à mettre en place l’allaitement de Bébé. A ce sujet, je dois dire que sans la Kraamzorg, je ne sais pas si j’aurais réussi à le mettre en place durablement ! Lors de ma montée de lait, l’allaitement était devenu extrêmement difficile (j’y consacrerai un post prochainement). Les conseils et l’aide que j’ai alors reçus m’ont été si précieux que si aujourd’hui je peux dire qu’à 4 mois j’allaite encore exclusivement ma fille c’est en grande partie grâce à elles.
En parallèle, elle veillait à maintenir une hygiène impeccable pour Bébé et moi. En clair, chaque jour, elle nettoyait de fond en comble notre salle de bains pour éviter tout risque d’infection, changeait nos draps, lavait et pliait notre linge. L’une des 3 kraamzorg que j’ai eues était même tellement géniale qu’elle allait jusqu’à me le repasser !
Elle veillait également à ce que je me repose et mange suffisamment: elle me préparait des collations matin et après-midi, ainsi que le déjeuner (un déjeuner à la hollandaise certes, mais tout de même). Et cerise sur le gâteau, elle s’occupait même de Bébé pour me permettre de faire des siestes ou de me doucher par exemple.
Pour finir, bien sûr, elle m’apprenait à bien prendre soin de Bébé …

Ce système est vraiment le meilleur que j’aurais pu espérer. Dans mon pays d’origine, les jeunes mamans restent à l’hôpital au moins 3 jours après la naissance, mais ensuite, elles se retrouvent seules à la maison avec leur bébé… Ici, nous avons la chance unique d’avoir quelqu’un à domicile, nous montrant comment faire les choses dans notre propre environnement, qui nous est complètement dédiée, et peut répondre à toutes les questions qui surgissent immanquablement au fil des jours (hé oui, car la plupart des questions n’arrivent pas uniquement le 1er jour mais un peu plus tard) … Je sais qu’en France, il est possible de demander une aide à domicile – trop de femmes l’ignorent. Compte tenu de mon expérience, je ne peux que vous recommander de le faire, car cela peut vraiment faire la différence quant à votre vécu du post-partum.

Une plus large assistance

En plus de la kraamzorg, quelques personnes viendront à votre domicile durant cette première semaine. D’abord, vous retrouverez votre sage-femme. Elle vérifiera particulièrement votre état de santé et s’assurera, avec la kraamzorg, que tout va bien pour vous et votre bébé. Vous recevrez également la visite de deux personnes, la première effectuant le test de Guthrie (échantillon de sang prélevé sur le talon de Bébé) et l’autre testant l’audition du bébé.

Une fois la première semaine écoulée, vous ne serez bien sûr pas livrée à vous-même pour autant.

Vous aurez un premier rendez-vous avec une personne du «Consultatie bureau». C’est auprès de ce «Consultatie bureau» que sera suivi le développement de votre bébé. En d’autres termes, c’est là que vous pourrez vous rendre pour le/ la peser et mesurer, que lui seront faits ses vaccins et que sera effectué le suivi de son développement jusqu’à ses 4 ans.
A noter, pour ce qui est de sa santé à proprement parler (pour un rhume par exemple) c’est chez le médecin de famille (« huisart ») que vous devrez vous rendre.

Pour ce qui est de votre propre suivi, vous aurez la possibilité, à la 6e semaine post-partum, de revoir votre sage-femme afin de faire un point sur votre rétablissement. Vous aurez également l’opportunité de prendre un rendez-vous pour déterminer votre méthode de contraception à l’avenir.
Quant à la rééducation du périnée, vous serez votre propre juge. En effet, lorsque je lui ai demandé, la sage-femme ne m’a donné aucun vrai conseil pour ce faire (à part l’évidence je veux dire) mais a précisé que si je ne me sentais pas à l’aise de ce point de vue là au terme des 3 mois après la naissance, je pourrais aller voir une kinésithérapeute spécialisée (« pelvic fysiotherapist »). Votre rééducation est donc laissée à votre entière appréciation, mais bien sûr, si vous le souhaitez vous pouvez en bénéficier.

Pour conclure, je ne peux que dresser un bilan positif du post-partum aux Pays-Bas. Oui, votre séjour à l’hôpital sera très court, mais si vous vous assurez que, de jour comme de nuit, la kraamzorg pourra venir vous aider dès votre sortie, l’assistance dont vous bénéficierez alors n’en sera à mon sens que bien plus précieuse et efficace.

Et vous, que pensez-vous de ce système? Quelles est votre expérience du post-partum?
Prenez soin de vous et à bientôt! ❤