Réussir son allaitement

Grossesse & naissance
Pourquoi vos chances sont-elles meilleures aux Pays-Bas

allaitement

En toute honnêteté, avant la naissance de ma fille, je ne pensais pas vraiment que je parviendrais à allaiter jusqu’au bout. Mais je souhaitais tout de même essayer. Alors quand j’ai finalement rencontré ma douce Poupée, je lui ai fait la fameuse « tétée de bienvenue » et, en fin de compte, je n’ai pas trouvé ça aussi horrible que je ne l’imaginais. Mais en réalité le plus difficile était à venir et je ne suis pas sure que j’aurais réussi à passer le cap sans le système néerlandais.

Bien entendu l’objet de cet article n’est pas de faire la propagande de l’allaitement. Comme je l’ai dit je n’étais même pas sûre moi-même de ne pas donner le biberon, et d’ailleurs je finirai certainement par le faire après le sevrage. L’essentiel est juste de se sentir bien, quelque soit son choix…

Mais pour ce qui est de l’allaitement en France, nombre de mes amies qui souhaitaient essayer ont fini par me dire qu’elles avaient abandonné après 1 ou 2 semaines parce que c’était vraiment trop difficile. Et je pense que j’aurais probablement fait la même chose. Par chance, j’ai pu m’appuyer sur ma bonne fée la marraine, la femme dont vous savez désormais tout : la kraamzorg (si ce n’est pas le cas, lisez mon post précédent).

Car parmi ses pouvoirs magiques, elle compte celui de vous aider à mener à bien votre allaitement si telle est l’option que vous avez choisie.

1. Son savoir-faire elle vous transmettra

Un des aspects positifs liés au fait d’avoir quelqu’un à domicile pendant une semaine entière est que cette dernière sera présente pour vous assister pour la plupart des repas de Bébé.
En plus de veiller à vous fournir tout ce dont vous avez besoin pour ce faire (repos, encas, boissons), elle sera à même de vous donner de nombreux et précieux conseils. Elle corrigera votre posture, vous apprendra à reconnaître les signes de la faim avant que Bébé ne pleure (parfois je confondais faim et coliques par exemple car son comportement était similaire), vous montrera comment doit se placer la bouche de votre enfant ou encore comment extraire du lait pour stimuler son odorat et mieux le guider…
Grâce à ces recommandations, adaptées à vos besoins spécifiques, elle vous aidera à allaiter plus rapidement de manière plus efficace. Et quand on sait que la plupart des douleurs liées à l’allaitement (crevasses, mastites, etc) viennent d’une mauvaise position du bébé, je vous laisse évaluer les bénéfices d’une telle transmission de savoir-faire !

2. Du réconfort elle vous apportera

La période la plus difficile, à mon sens, est véritablement la semaine qui suit la naissance. La montée de lait, le manque d’expérience (le vôtre mais aussi celui de Bébé), les maux du post-partum et la fatigue sont tous à leur paroxysme à ce moment-là… Partager vos difficultés et inquiétudes, tout en sachant que si vous vous êtes débattu avec votre allaitement durant la nuit il y aura quelqu’un au petit matin pour vous donner les clés pour résoudre vos soucis, est un trésor que vous chérirez.
De plus, grâce aux examens quotidiens qu’elle pratiquera (pesée du bébé, contrôle des couches), vous pourrez calmer vos angoisses potentielles, vous assurant ainsi que votre petit bout ne manque en fait de rien et grandit bien.

3. Aux urgences elle parera

Pour finir, son rôle sera essentiel si vous avez à faire face à de grosses difficultés (en tous cas, grosses pour vous ;-)). En ce qui me concerne, c’est LA raison pour laquelle j’allaite toujours au jour d’aujourd’hui. Avoir une spécialiste, à la maison, chaque jour, dédiée à vous et à votre bébé peut en effet vous sauver la vie pour ce qui est de reconnaître et prévenir de plus gros problèmes.
Ainsi, par exemple, quand ma montée de lait est arrivée, l’excès de lait produit a complètement empêché Bébé de boire correctement, et ce durant de très longues heures. A l’hôpital on m’avait mise en garde contre le fait de laisser ma Poupée plus de 6 heures sans s’alimenter, sous peine de quoi elle deviendrait apathique et ne serait alors plus en mesure de s’alimenter seule. Vous imaginez donc mon angoisse lorsque cette pauvre chérie âgée de seulement 3 jours s’est retrouvée dans l’impossibilité de boire pendant près de 8 heures !!! De plus, en l’absence de tétée, je stockais beaucoup trop de lait, ce qui était douloureux et aurait pu causer une infection… Grâce à la kraamzorg qui d’une part sut reconnaître les risques, d’autre part me rassura sur le temps qu’un bébé de cet âge pouvait passer sans boire et pour finir me fournit immédiatement un tire-lait (OK c’est basique mais je n’en avais pas acheté avant la naissance), tous mes problèmes furent résolus en l’espace de quelques heures seulement.

Alors oui, vous l’aurez compris, pour moi le fait que vos chances de réussite soient meilleures aux Pays-Bas repose en fait sur une seule personne mais je pense que cette dernière peut vraiment faire la différence… En tous cas ce fut le cas pour moi.
Et vous quelle est votre expérience de l’allaitement ? Que pensez-vous du système hollandais ?

Prenez soin de vous et à très vite

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