Geboorte! Accoucher aux Pays-Bas

Grossesse & naissance

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J’avais lu et entendu toutes sortes de témoignages d’expatriées ayant accouché aux Pays-Bas. Des histoires merveilleuses de mères de trois enfants qui avaient d’accoucher à domicile et avaient adoré. Et d’autres terrifiantes de femmes qui par exemple s’étaient vu refuser la péridurale dont elles avaient désespérément besoin juste parce qu’elles étaient « en dehors des heures de travail».

Enceinte de mon premier enfant, je ne parvenais pas à trouver le témoignage d’un accouchement « normal » qui aurait pu me rassurer. Comme pour beaucoup expatriés, l’approche naturelle de la grossesse aux Pays-Bas était vraiment différent de celle de mon pays d’origine. Ici, puisque votre corps est fait pour cela, en l’absence de complications, ce processus n’est pas sensé être médicalisé. Or je ne savais pas ce dont je pourrais être capable – et j’ai rapidement commencé à redouter un accouchement aux Pays-Bas

Ce que je savais

Plusieurs aspects différaient de ce que je savais de mon pays d’origine.

Tout d’abord, bien sûr, je savais que les Pays-Bas comptaient parmi les plus hauts pourcentages de naissances à domicile (≈30% [1]) et que l’assurance maladie ne couvrirait pas totalement le coût d’un accouchement à l’hôpital sans un impératif médical. De même pour les anti-douleurs, j’avais compris que ce n’était pas exactement la norme (c’est le moins qu’on puisse dire!) puisque seulement 15% des femmes reçoivent des médicaments contre la douleur pendant le travail[2]. En comparaison, ce taux est d’environ 80% en France! J’avais même lu que, dans la plupart des hôpitaux, il y avait pas d’anesthésiste dédié voire même que celui-ci pouvait n’être présent que pendant les «heures normales de travail», rendant ainsi votre anesthésie éventuelle très loin dans la liste des priorités vis-à-vis d’opérations en urgence ou autres besoins qui ne soient pas simplement « de confort ».

Ensuite, je savais que la sage-femme ayant fait le suivi votre grossesse serait très probablement celle qui ferait l’accouchement. Ici aux Pays-Bas, la grossesse n’étant pas une maladie, le gynécologue / obstétricien n’a pas à intervenir en l’absence de complication. D’ailleurs, petite précision: si vous prévoyez d’opter pour une péridurale, ce sont alors les sages-femmes de l’hôpital qui reprendront votre dossier.

Enfin j’ai vite découvert que lorsque les accouchements à l’hôpital sont normalement en ambulatoire. Cela signifie que, sauf complications et si vous vous sentez bien, vous pouvez sortir de l’hôpital quelques d’heures seulement après l’accouchement, même en soirée.

Chère peur de l’inconnu – toutes ces différences combinées au fait que c’était ma première grossesse ont suffit à m’inquiéter quant à ma propre expérience et à la façon dont mes souhaits seraient pris en considération.

Ce qui m’a décidée 

Oui, car il y avait bien une décision à prendre vu que je pouvais être de retour en France en seulement 3 heures de train!

Personnellement, je ne souhaitais pas accoucher à la maison. Et en ce qui concerne la douleur, je n’avais aucune idée de ce que je pourrais ou non supporter (à par « l’intense douleur » mentionnée par toutes les femmes, tant qu’on ne l’a pas expérimentée soi-même et sachant que la tolérance à la douleur de chacune est différente, franchement, comment savoir ce que ça veut dire?!?). Je souhaitais donc m’assurer que j’aurais au moins la possibilité d’opter pour la péridurale si j’en avais besoin. Idem pour la durée du séjour à l’hôpital, je n’étais pas très rassurée à l’idée de rentrer chez moi avec mon bébé le jour même de mon accouchement (sans compter que mon gynécologue était radicalement contre!).

Mon premier réflexe fût donc de chercher un hôpital adapté aux expatriées, où je pourrais recevoir des soins disons… plus conformes aux standards européens. Je fus ravie de trouver un établissement, apparemment privé, à La Haye qui semblait correspondre à cela (pour celles que ça intéresse, l’hôpital Bronovo). Quel soulagement!
Malheureusement, je n’avais pas pensé au fait que je n’habitais pas dans une de ces grandes villes d’expatriées mais à 40 minutes de là. Vous aurez compris, j’étais en dehors de la zone couverte par cet hôpital et, privé ou pas, il ne feraient pas d’exception!

J’ai fini par rencontrer ma sage-femme (“verloskundige”) [voir mon article sur la grossesse ici], qui m’a demandé quels étaient mes souhaits pour la naissance et à qui j’ai fait part de mes craintes. Elle se montra très compréhensive et me rassura beaucoup. Si je souhaitais accoucher à l’hôpital, c’était bien sur possible, mais surtout, si je souhaitais opter pour la péridurale, je pourrais le faire et cela de jour 24/24h et 7/7j – tout du moins dans l’hôpital dont je dépendais. L’essentiel était de l’en avertir en avance de sorte qu’elle puisse faire le nécessaire pour que mes souhaits soient respecté. Quant à la durée du séjour, je dois insister sur le fait qu’on ne rentre chez soi sous quelques heures que s’il n’y a pas de complication. Or cette notion est assez large comme vous le verrez plus loin.

Tout cela me fût par la suite confirmé par les sages-femmes et la gynécologue de l’hôpital en question. Pour information d’ailleurs, vous aurez un rendez-vous à l’hôpital avant la naissance si vous prévoyez d’y accoucher – généralement ce dernier se fait par téléphone mais on peut tout de même le conduire en personne. C’est ce que j’ai fait.

Après avoir bien pesé le pour et le contre d’un retour dans mon pays et ayant été rassurée quant au respect de mes souhaits, je me suis décidée à sauter le pas.

Mon bel accouchement

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Un beau matin, je me réveillais avec une sensation inhabituelle. Je compris rapidement que j’avais en fait perdu les eaux! Pour autant je n’avais pas encore de contraction. J’appelai immédiatement mon mari qui venait de partir travailler – nous étions tous deux excités et épatés que cet événement que nous avions attendu 9 mois allait finalement se produire!

Une fois ma respiration retrouvée, j’appelai ma sage-femme, qui m’avait alerté quelques semaines auparavant du fait que selon elle ma fille n’était pas bien positionnée (seulement en touchant mon ventre, il n’y avait eu aucune échographie). Sa tête était certes en bas, mais légèrement sur la droite, causant, si ma poche des eaux se rompait un risque d’enroulement du cordon ombilical ainsi que d’un écoulement trop rapide du liquide amniotique. La consigne était donc dans ce cas d’appeler la sage-femme et de m’allonger immédiatement. Elle arriva chez moi environ 45 minutes plus tard et confirma son diagnostic: mon bébé était toujours mal positionné.

Il s’agissait donc là d’une « complication » au sens néerlandais qui, si j’avais jamais prévu d’accoucher à domicile, aurait de la même manière causé mon transfert à l’hôpital. La sage-femme appela une ambulance afin que je puisse rester allongé pendant toute la durée du trajet, pendant que Papa nous suivrait en voiture.

Tout le monde dit qu’un accouchement ne se déroule jamais comme on l’avait planifié… Je ne peux que confirmer l’adage puisque la maternité dans laquelle il était prévu que j’accouche était justement ce jour-là en plein déménagement vers de nouveaux locaux. On m’a donc transféré vers un autre hôpital dont je ne savais quasiment rien. Étonnamment, je n’étais pas pour autant stressée. Mon bébé était en chemin et il me fallait lâcher prise et faire confiance aux décisions que j’avais prises quelques mois plus tôt. Et cet hôpital s’avéra être génial!

Une fois arrivée, ils m’installèrent directement dans une chambre privée. Ils installèrent le monitor et la gynécologue arriva pour une échographie afin de vérifier la position de ma fille. Elle confirma à son tour le diagnostic et m’informa de deux possibilités. Elle essaierait de bouger le bébé manuellement, et en cas de succès ils devraient provoquer les contractions à l’aide d’ocytocine. Si cela ne fonctionnait pas, ils devraient pratiquer une césarienne… Heureusement la manipulation fonctionna et je pus continuer mon accouchement par voie basse.

Comme prévu ils me donnèrent l’ocytocine et les contractions débutèrent. J’avais entendu que lorsqu’on reçoit cette substance, les contractions sont plus fortes que la moyenne… Je dois dire que pour moi ça ne fut pas du tout le cas – j’avais des contractions toutes les 2 ½ minutes mais elles restèrent très longtemps vraiment supportable. Malheureusement, ceci expliquant peut-être cela, mes contractions n’étaient pas très efficaces et mon col ne se dilatait pas. Les sages-femmes me donnèrent par la suite deux autres doses et à 23h30 mon col était toujours dilaté à moins de 1 cm (cela faisait déjà 14 heures que j’avais des contractions!).
Ils me donnèrent alors le choix entre attendre encore, et espérer que les choses s’accéléreraient durant la nuit, ou alors prendre de quoi dormir et voir le lendemain matin comment les choses auraient évoluées. Venant d’une sage-femme néerlandaise (et donc a priori anti-médicalisation) je me dis que si elle me donnait ce choix c’est qu’elle sûrement avait une raison. J’optais alors pour la solution #2.

Une chose géniale à propos de notre séjour à l’hôpital – oui, NOTRE séjour – c’est qu’ils nous donnèrent directement une suite familiale pour la nuit. Mon mari put donc rester auprès de moi sans coût supplémentaire. Nous étions vraiment bien installés – contractions mises à part!

Je passai une courte nuit, me réveillant de temps à autres, mais je parvins globalement à dormir jusqu’à 4 heures du matin. La douleur avait alors bien augmenté et les contractions s’étaient encore rapprochées. Aux environs de 6h30, après 22 heures de travail, j’appelai finalement la sage-femme pour un check-up et, si possible, pour la pose de la péridurale. A 7h30 j’étais (seulement) à 3 cm de dilatation! Mais heureusement cela suffisait pour pouvoir poser la péridurale. Je vous confirme donc que, lorsque vous en avez besoin, oui, l’anesthésie est possible.

J’allai donc voir l’anesthésiste qui posa la péridurale… après 5 tentatives infructueuses! La cause se trouvait-elle dans mon dos ou dans la dextérité du médecin, je ne le saurai jamais. Mais le soulagement était tel que je ne m’en sentis pas du tout traumatisée pour autant! Globalement, la partie la plus difficile à mon sens était de rester immobile pendant l’injection, mais la douleur en elle-même n’était pas si terrible.

Après cela je ne me rappelle de rien, et pour cause: je n’ai fait que dormir!!! Je me réveillai vers midi, pris mon déjeuner, sans aucune douleur. Les sages-femmes venaient m’ausculter toutes les heures et me dirent rapidement:“OK let’s go!”. Je ne compris pas tout de suite mais, si, il était temps de pousser.

Une bizarrerie ici: elles voulaient arrêter la péridurale. Je négociai pour qu’elles la laisse, sachant que dans de nombreux autres pays elle était maintenu pendant la poussée. Mais elles ne surent alors plus comment me guider: elle s’attendaient à ce que je sache quand pousser et quand arrêter (mais je ne sentais pas les contractions), alors, finalement, je leur demandai d’arrêter la péridurale. Ainsi je serais plus en contrôle de ce que je faisais. Cet aspect est probablement le plus dérangeant dans mon expérience mais ce fut malgré tout loin d’être traumatisant. Au total, la poussé n’aura duré que 15 minutes et se sera très bien passée…

J’avais désormais ma douce princesse dans mes bras! Je n’oublierai jamais ce sentiment et je chéris chaque minute passée avec elle depuis cet instant.

Nous sommes restés 24 heures de plus à l’hôpital. A nouveau deux complications au sens néerlandais avaient émergé: pour moi, la péridurale, et pour mon bébé la durée écoulée entre le moment de la rupture des eaux et l’accouchement véritable (31 heures!). Le lendemain à 15h nous étions sortis, notre fille dans les bras. Cela peut sembler rapide mais aux Pays-Bas une aide-soignante (la « kraamzorg ») vient pour une semaine à votre domicile pour s’occuper de vous et de votre bébé et selon moi c’est encore mieux que passer 3 jours à l’hôpital avec 20 autres patients qui requièrent l’attention du personnel médical. Mais je développerai cela dans un autre post.

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‘espère que cet article aidera au moins quelques unes d’entre vous. N’hésitez pas à commenter si vous avez plus d’infos ou si vous voyez une erreur. Merci de m’avoir lue et prenez soin de vous! ❤

[1] National Institute for Public Health and the Environment
[2] en 2013, selon BMC Pregnancy and Childbirth

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Être ou ne pas être une patiente

Grossesse & naissance
Suivi de grossesse entre France et Pays-Bas

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« Tu n’oublieras jamais le jour où tu sauras que tu es enceinte! ». C’est ce que ma Maman m’avait toujours dit et, ce jour-là, j’ai compris. Mon corps m’avait donné quelques indices depuis déjà plusieurs jours et, avant même de voir le mot «enceinte» lentement apparaître sur le test, je savais qu’une nouvelle aventure avait déjà commencé.

Et quelle aventure, étant donné que je n’avais emménagé aux Pays-Bas que 3 mois auparavant! Tout était à découvrir. D’une part c’était ma première grossesse. Mais je devrais aussi découvrir un tout nouveau système de santé, connu pour être bien plus libéral que dans la plupart des autres pays occidentaux. En effet, aux Pays-Bas, la grossesse est considérée comme un processus naturel. Une femme enceinte n’y est donc jamais considérée comme une « patiente », à moins qu’elle ne souffre d’une pathologie spécifique. Mais concrètement ce que cela signifie?

Avant de commencer, je dois préciser que mon suivi de grossesse a été pour un peu plus du 1er trimestre réalisé en France, de même que toutes mes échographies (principalement car mon assurance maladie n’était pas complètement mise en place).
C’est pourquoi je pense pouvoir être en mesure de comparer les deux systèmes. Bien sûr, je vais vous parler de mon expérience et chacune peut être différente…

Gynécologue vs. Sage-femme

Alors, ce que vous remarquerez très vite c’est que, en l’absence de complications et si vous ne prévoyez pas d’accoucher à l’hôpital, vous ne rencontrerez jamais de gynécologue pour votre suivi de grossesse. Personnellement, alors qu’en France mes rendez-vous mensuels se faisaient avec mon gynécologue, aux Pays-Bas je n’en ai rencontré un qu’une fois: lors de l’entretien prénatal avec l’hôpital suite à mon inscription. Pour le suivi habituel, votre interlocuteur sera la sage-femme (« verloskundige »), qui sera d’ailleurs normalement celle qui vous aidera à accoucher, mais j’en parlerai dans un prochain post sur l’accouchement.

Il est recommandé de s’inscrire le plus tôt possible au bureau de sages-femmes, si possible avant la fin de la 2ème mois. Mais bien sûr , si vous arrivez plus tard dans le pays ou si, comme moi, vous vivez un véritable cauchemar administratif , la plupart d’entre eux essaiera de vous trouver une solution. Ce bureau « privé » sera seul à prendre soin de vous: à nouveau, sans complication, votre suivi de grossesse ne sera pas fait à l’hôpital, avec lequel vous n’aurez que des contacts très limités (pour moi, un seul entretien en face-à-face).

Pour trouver votre bureau de sages-femmes on vous conseillera probablement de le chercher dans les pages jaunes – en tous cas c’était mon cas. Mais le système néerlandais à l’air si bien organisé que cela semble plutôt bien fonctionner. Si vous tenez tout de même à vous faire recommander un lieu, le mieux sera surement de demander à votre médecin traitant (« huisart »). Pour ma part, j’ai choisi le bureau le plus proche de chez moi et toutes les sages-femmes se sont avérées vraiment professionnelles.

Par ailleurs, la plupart des sages-femmes parlent très bien anglais – et soyez rassurées si vous ne connaissez pas tous les termes techniques: Google translate est votre ami !!! Par contre, si vous vous inscrivez tardivement, vous pourriez bien être une petite chanceuse et devoir traduire les documents que vous aurez recueillis dans votre pays d’origine (résumés d’échographie, prescriptions, etc.). 🙂

Concrètement, que font-elles?

Tout d’abord, vous aurez un rendez-vous préliminaire durant lequel vous seront demandés vos antécédents médicaux et familiaux, vos souhaits/ projet de naissance et autres questions visant à cerner vos besoins. On vous donnera alors un livret récapitulant toutes les informations relatives à votre grossesse. La sage-femme vous donnera également un calendrier de suivi: en général, vous aurez un rendez-vous par mois + un toutes les deux semaines à mesure que vous vous rapprocherez du terme.

Lors de ces visites mensuelles, on vous demandera un update sur votre situation (symptômes, questions, etc), puis la sage-femme vous examinera. Voici une des plus grandes différences que je remarquées: alors qu’en France, on vous fera un examen très approfondi (y compris un examen interne et parfois même une rapide échographie) aux Pays-Bas, si tout semble normal, celui-ci sera beaucoup plus simple. La sage-femme vous pèsera, prendra votre tension, écoutera le cœur du bébé, vérifiera sa position avec ses mains et mesurera votre ventre. Et quand vous leur direz que dans votre pays les femmes ont généralement examen interne tous les mois, elle vous regardera interloquée et vous demandera… «Mais pourquoi?!? » (et du coup vous vous demanderez peut être aussi « Oui, en fait, pourquoi?!? »… Enfin brrrrref …). Normalement, ce check-up devrait leur permettre de détecter d’éventuelles complications.

Échographies et des prises de sang

En ce qui concerne les échographies, il me semble qu’aux Pays-Bas seule celle du 1er trimestre est automatique (normalement son objectif est de déterminer la date de conception et de faire le test de trisomie 21, entre autres). Mais la 2nde échographie pour le dépistage des anomalies physiques est également possible (et normalement entièrement remboursés par l’assurance maladie néerlandaise). Pour rappel, prés de la 1ère moitié de mon suivi de grossesse a été fait en France alors pardonnez-moi si je ne vais pas plus loin leur description.
Il n’y aura a priori aucune autre échographie, sauf pour raisons médicales spécifiques. Pas d’échographie du 3e trimestre donc (généralement son but est pour vous assurer du bon développement du bébé et de sa position). Cependant, si vous discutez avec votre sage-femme (et si vous êtes prête à payer bien sûr), vous pourriez être en mesure d’obtenir une ordonnance pour l’effectuer.

Pour ce qui est des prises de sang, si elles sont mensuelles (et automatiques) dans mon pays, surtout si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose, aux Pays-Bas vous devriez pas en avoir, à part pour le test de la trisomie 21.
En ce qui concerne la détection de la toxoplasmose en cours de grossesse, l’idée ici est que si vous suivez les règles il n’y a aucune raison que vous contractiez la maladie et, que si vous la contractez tout de même, il n’y a rien de plus que vous ne puissiez faire de toute façon.
Ce point est probablement le plus discutable selon moi car il y existe un traitement qui pourrait atténuer la gravité des conséquences sur le fœtus – raison pour laquelle le système de santé de plusieurs pays a mis en place un système de détection précoce … Dans tous les cas, que les sages-femmes vous le diront, elles sont là pour vous aider, si vous voulez vraiment vraiment votre prise de sang (et encore si vous êtes prête à payer pour cela) vous pourrez très probablement l’effectuer.
En ce qui concerne l’anti-D les sages-femmes vous feront faire un test sanguin pour détecter le rhésus du bébé avant la naissance. Il n’y aura donc pas besoin de vaccin .

Quoi d’autre?

Pour finir, d’un point de vue administratif, notez que vous aurez probablement besoin d’obtenir un numéro de service citoyen (BSN) et de vous enregistrer auprès d’un médecin traitant (« huisart ») si ce n’est pas déjà fait. Vous devrez également vous inscrire au plus tôt pour qu’une personne (« Kraamzorg ») vienne vous fournir les soins post-partum: comme vous ne resterez pas à l’hôpital très longtemps, voire pas du tout en fonction de votre plan de naissance, c’est elle qui prendra soin de vous et de votre bébé pendant la première semaine suivant la naissance!

J’espère que ce post vous aura été utile et n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez plus d’infos ou si j’ai commis une erreur. Je reviendrai bientôt avec d’autres articles sur l’accouchement, le post-partum, l’allaitement, etc. En attendant, prenez soin de vous! ♥

Liens utiles (en anglais):

Access – Guide Avoir un bébé aux Pays-Bas

Expatica – Avoir un bébé aux Pays-Bas