Être mère, se révéler au monde

Vie de maman

Happy Mother’s day!

Ici, aujourd’hui, c’est la fête des mères ! Je n’ai jamais trop bien compris pourquoi en France on avait décidé de fixer la fête des mères en décalé mais quoiqu’il en soit, grâce à ce subtil mécanisme j’aurais droit à deux journées cette année! 😁
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Oh pas encore de collier de macaronis ni de fleur en papier (quoique… si Poupette retourne à la crèche avant la date française je ne suis pas à l’abri), pas de cadeau ultra sophistiqué non plus, ce n’est pas vraiment le genre de la maison vous le savez, mais l’occasion de me pencher à deux reprises sur cette chance d’être devenue leur maman.

Certaines de mes amies me disent que j’ai changé depuis que je suis mère. Que mes priorités ne sont plus les mêmes, ni mes désirs. C’est vrai et faux a la fois, évident et pas tant que ça finalement. A chaque rencontre, chaque discussion avec d’autres mamans je réalise à quel point la maternité est toute personnelle, et qu’il y a autant de manières d’être mère que de femmes sur terre.

Maternante, indépendante, patiente, joueuse, travailleuse, au foyer, louve, lionne, poule, belette, perdrix ou dinde… A chacune sa manière d’appréhender ce statut. Changer, je pense qu’on le fait toutes, revoir ses priorités aussi d’ailleurs, mais assez joliment, je trouve que devenir mère nous révèle au monde.

Comme si avoir ces petits êtres, dépendants et aimants à notre charge, faisait tomber nos masques, nous obligeait à sortir de la convention pour entrer dans ce qui nous semble juste, nécessaire ou bénéfique.

Pour certaines ce sera le tout bio, pour d’autres le confort matériel, d’autres encore l’éducation et la culture. Bien sûr nous voulons toutes « tout ça » mais a mon sens l’ordre de priorité donné à chacune de ces préoccupations en dit long sur la personne que l’on est profondément.

Alors changer oui, en ce que devenir maman nous force à affirmer nos choix, mais être soi-même surtout puisque ce que nous choisissons aujourd’hui nous correspond sans doute plus que ce que nous n’avons jamais osé montrer aux autres.

Alors voilà, grâce à toi je suis moi, c’est exactement ça. Vous m’avez faite mère, et vous m’avez révélée à moi même aussi. Grâce à vous je réalise que ce que je vis aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard mais correspond à des valeurs profondes qui m’animent depuis toujours.

Donc aujourd’hui je vous dis merci mes amours, merci pour ça, et merci d’être vous. Love you two. 💕

Bon… Sur ce maintenant il va falloir trouver quelque chose d’aussi profond à dire d’ici deux semaines alors je m’en vais d’ores et déjà réfléchir à tout ça. En attendant, happy mother’s day les amies 🙄

Sandy

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Les soldes… Mon talon d’Achille?

Vêtements & Divers

Depuis mon adolescence, j’ai toujours été une girly girl comme on dit: fan de shopping, j’ai rapidement une propension naturelle à la dépense que ce soit en vêtements ou en accessoires… Le plus souvent, je fonctionnais par vagues et pouvais dépenser des centaines d’euros en quelques semaines avant de tout arrêter pour mieux reprendre à la suivante. Au lycée, j’avais même envisagé me lancer dans la création de vêtements, passionnée par le travail des stylistes de haute couture… Enfin, ça c’était moi AVANT de devenir maman.

Étrangement, après la naissance de mon aînée, les changements sur mon corps et surtout le fait de ne pas reprendre le travail immédiatement, cet engouement pour la mode s’est largement estompé, au point que je ne m’imaginais même plus porter les jolis vêtements que je voyais en magasin… Comme s’ils n’étaient plus pour moi, ne pourraient plus m’aller… Une petite crise d’image qui ne me dérangeait pas tant que ça en réalité puisque, dans mon esprit, une chose et une seule passait désormais largement avant moi-même: ma fille!

C’est alors que j’ai commencé à transférer cet amour des jolies choses pour elle. Déco, jouets, linge de maison, tout y passait et je me régalais comme si chacun de ces articles était destiné à la petite fille qui sommeillait toujours en moi. Mais le summum restait bien sur le fait de lui constituer une garde-robe. Et quel régal lorsqu’en plus de cela ladite garde-robe nécessitait d’être renouvelée tous les trois mois ! Je pouvais m’en donner à cœur joie…

Ceci dit, en grandissant, sa croissance s’est (légèrement) stabilisée et j’ai commencé à entrer dans une démarche plus minimaliste, tachant d’optimiser les quantités comme les provenances de mes dernières acquisitions. Oui mais… Entre temps futur petit frère a pointé le bout de son nez ! Et son propre besoin en vêtements d’automne/ hiver (poupette étant un bébé d’été) et la prédominance de rose dans l’ancienne garde robe de sa grande sœur m’ont fourni l’excuse idéale pour établir une liste de choses à racheter. Une liste! Mais c’était sans compter les soldes qui ont sonné le glas de toutes les résolutions d’avant-grossesse. En effet, je m’étais déshabituée de ce phénomène qui n’existait pas en tant que tel aux Pays-Bas: il y avait des périodes de promotion plus ou moins généralisées dans les magasins certes, mais rien de comparable avec la grande braderie que l’on retrouve deux fois par an en France. Et face à cet appel des opérations marketing, je dois reconnaître avoir subi une rechute en bonne et due forme dont vous pourrez voir l’ampleur avec ces deux vidéos…

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Alors si certains de ces achats étaient bel et bien nécessaires, j’ai bien conscience du fait d’avoir légèrement abusé sur les quantités du fait des mini prix affichés ci et là. Mais face à cette faiblesse, comment réagir ? Comment trouver un juste milieu entre le plaisir de préparer l’arrivée de bébé, cet amour des jolies choses et l’envie de rationaliser le nombre d’objets présent dans notre foyer ? Si vous avez des astuces, je les prends bien volontiers, car pour tout vous dire je n’ai pas encore trouvé la réponse à ces questions! 😉

Mais vous, en ce qui concerne vos enfants, êtes-vous plutôt serial shoppeuse ou véritable minimaliste ?

Je vous dis à très vite pour un nouvel article, en attendant portez vous bien 😀

Sandy

JOYEUX ANNIVERSAIRE ☁ Les 2 ANS de BÉBÉ

Vie de maman

Deux ans déjà… Ce jour là, il pleuvait. J’ignore pourquoi, c’est un détail qui m’a marquée. Cela faisait presque un an que son papa et moi nous étions mariés entourés de nos proches en France, avant d’emménager aux Pays-Bas pour raisons professionnelles. Une nouvelle vie après 10 ans de relation s’ouvrait à nous et, tout naturellement, elle avait décidé d’y prendre part…

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Comblée de joie au départ, j’avais ensuite cédé, comme beaucoup de nouveaux parents j’imagine, à une certaine angoisse. Serais-je une bonne mère? Saurais-je lui apporter ce dont elle aurait besoin? Serait-elle en bonne santé? Saurions-nous faire son bonheur? Moi qui ne m’étais jamais réellement intéressée à la maternité ou à ce dont avait besoin un jeune enfant, j’avoue m’être alors sentie perdue, loin des miens, dans un pays où je ne parlais pas la langue, mais surtout dans lequel les pratiques liées à la grossesse étaient si différentes des nôtres…

Entre suivi beaucoup moins médicalisé et accouchement souvent bien plus naturel à tous points de vue, ce que je prenais à l’époque pour une certaine désinvolture vis-à-vis de cet état m’avait inquiété. La peur de la douleur, la peur de contracter la toxoplasmose alors qu’il n’y avait pas de suivi sur ce point, la peur de devoir faire face à d’éventuelles incompréhensions culturelles le jour J me paralysaient, à tel point que j’ai même sérieusement envisagé de rentrer en France pour accoucher.

Toutefois, plus j’avançais dans ma grossesse, plus j’en apprenais sur le sujet de la maternité (c’est d’ailleurs à ce moment-ci que j’ai découvert les blogs et autres chaînes YouTube dédiées à cette thématique, lesquelles ont été pour moi une mine d’informations et de soulagement), mais aussi et surtout plus j’apprenais à faire connaissance avec elle, plus je lâchais prise et commençais à me sentir capable de mener à terme cette grossesse en Hollande. C’est donc ce que je fis, aujourd’hui avec du recul, pour le meilleur!

Le jour de mon accouchement, j’avais donc accepté le fait que je ne pourrais sans doute pas tout contrôler de cet événement, imprévisible tant dans sa date que dans ses modalités. Et lorsque j’ai finalement perdu les eaux, l’excitation d’enfin rencontrer cet enfant tant désiré se mêla à la résolution de faire tout mon possible pour l’accompagner au mieux dans l’épreuve que serait pour elle sa venue au monde. C’est donc sereine que je pris le chemin de l’hôpital, sous la pluie hollandaise…

Trente-quatre heures plus tard (le récit de mon accouchement ici), nos regards se croisèrent pour la première fois et, si j’étais plus impressionnée par elle et sa réalité (oui, étrangement mais surtout très pragmatiquement, mes premières pensées en la voyant furent « cet immense bébé est-il vraiment celui qui était dans mon ventre il y a encore quelques heures?! » puis « Oh mon Dieu mais c’est un vrai bébé… et c’est le mien! » :-)) que submergée par la légendaire vague d’amour qui était supposée m’envahir instantanément. Toutefois, il ne me fallut pas plus de quelques minutes pour ne plus parvenir à détacher mon regard du sien et réaliser qu’enfin, cette nouvelle aventure qui m’avait tant interrogée se tenait là, dans mes bras…

Photos de grossesse & naissance - featured

Depuis lors mon amour pour elle n’a cessé de croître. Chaque rire qu’elle a émis, chaque étape qu’elle a franchie, chaque regard que nous avons échangé ont été pour moi comme une nouvelle couche de ciment apportée à un amour déjà inébranlable et infini… Aujourd’hui, je comprends enfin ce que l’on entend par « l’amour d’une mère ».

Aujourd’hui je profite aussi pleinement de la phase dans laquelle elle se trouve: 2 ans… The terrible two? Peut-être, oui, dans une certaine mesure… Mais aussi the wonderful two, en ce que les échanges avec elle n’ont jamais été aussi riches, son langage jamais aussi fourni et son caractère jamais aussi affirmé. Ma Poupette qui hier encore n’arrivait pas à trouver son pouce me fait aujourd’hui des blagues, aime rire, danser, faire du toboggan toute seule, créer des papillons et des étoiles en « pamalé » (= pâte à modeler)… Elle nous montre chaque jour un peu plus de sa personnalité et, objective ou pas, j’avoue que j’en suis fan.

Aujourd’hui, je savoure également chaque moment passé seule avec elle. Car je sais que bientôt, celle qui a eu tout mon amour, toute mon exclusivité, tous mes regards, devra apprendre à partager avec un petit frère dont elle ignore tout et qu’elle n’a pas demandé. Bien sur, je sais qu’avoir des frères et sœurs est on ne peut plus naturel. J’ai moi même une sœur aînée et je connais bien cette position de cadette qui, somme toute, a également ses avantages et inconvénients. Cependant, je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaines nostalgie mêlée de culpabilité à l’idée de tourner une page à trois pour écrire le reste de nos histoire à quatre…

Quoiqu’il en soit, j’espère (et suis tout de même plus que confiante, entendons-nous bien) que l’an prochain, lorsque j’écrirai sur son 3e anniversaire, je pourrai vous raconter à quel point cette petite demoiselle nous a encore épatés par ses progrès et combien elle est heureuse d’avoir un petit frère pour partager ses jeux et ses découvertes. Je ferai en tous cas tout ce qui est en mon pouvoir pour que cette transition se passe au mieux pour chacun, et bien sur, je vous dirai au fur et à mesure ce qu’il en est…

Pour conclure, si cela peut vous intéresser, je vous laisse avec cette petite vidéo consacrée à sa déco d’anniversaire et à ses cadeaux, histoire de vous donner quelques idées le cas échéant.

Je vous dis bien sur à très bientôt pour un prochain article, en attendant, prenez bien soin de vous.

Sandy

Blogging or not blogging?

Uncategorized

Et voilà, encore des semaines (et des semaines) sans rien publier sur ce blog… Que voulez-vous, quand on est mauvaise on est mauvaise! ^^

Pour ceux qui me suivent sur ma chaîne YouTube, vous en connaissez sûrement déjà la raison principale, mais pour les autres voilà: il y a maintenant un mois, et pour des raisons professionnelles, notre expérience d’expatriation aux Pays-Bas a pris fin et nous sommes rentrés en France – en région parisienne, oh joie intense, vous imaginez bien! 8(
Quoiqu’il en soit, entre le déménagement à organiser dans un court délai (et quasi seule puisque mon mari – le petit malin 😉 – avait déjà repris le travail à Paris pendant que je finalisais la logistique hollandaise de mon côté), l’emménagement par la suite et bien sur cette Poupette chrono-attentionno-dépendenço-phage qui ne me lâchait pas d’une semelle, je n’ai guère eu de temps pour moi…

Mais ce retour en France a également, il faut bien l’avouer, été pour moi source d’une certaine démotivation, d’un certain « passage à vide ». Non pas que nous n’avions jamais prévu de revenir, mais le trait que nous devions tirer sur cette belle expérience néerlandaise et ces souvenirs irremplaçables que furent ma 1ere grossesse, la naissance et les premiers mois de ma fille fût plus douloureux que prévu pour moi. Et même si la thématique expatriation n’était qu’une partie de ce que j’avais partagé dans le passé et envie de continuer à partager avec vous, c’est comme si je ne me sentais plus légitime en étant présente sur internet et les réseaux sociaux, comme si je n’avais plu rien d’intéressant à dire… S’en est ainsi suivi un espèce de black out salvateur, qui m’a permis de me retrouver, de prendre de nouvelles marques en famille et, aujourd’hui, d’être prête à repartir d bon pied heureusement!

Mais quoiqu’il en soit, je ne saurais contester que j’ai depuis très longtemps relativement de mal à être régulière sous le format blog. Plus réceptive au format direct, personnel et efficace de la vidéo, c’est principalement sur ma chaîne YouTube que je parvenais à partager. Et pourtant, je suis convaincue que cet outil offre tellement d’autres possibilités que je n’exploite pas que je ne parviens pas à me résoudre à vraiment l’abonner.

C’est pour cela que j’ai décidé (une résolution du nouvel an – quelque peu tardive isn’t it) de me remettre à blogguer. Ecrire, de temps à autres, des choses que je ne peux ou veux pas évoquer ailleurs. Partager des astuces ou des coups de cœur, mais aussi, car oui le sujet est tellement vaste, continuer à vous raconter mon expérience d’expatriée, ces choses plus ou moins positives que j’ai constatées au cours de ces deux années, et vous donner mes petits conseils…

J’espère que vous serez là pour les lire en tous cas et je vous remercie pour votre fidélité et nos échanges qui m’apportent toujours énormément. Je vous dis bien sur à bientôt pour un nouvel article, et en attendant, prenez bien soin de vous 😉

 

Sandy