Allaitement et reprise du travail

Vie de maman

Comme vous le savez cela fait maintenant trois mois que j’ai repris le travail. Trois mois déjà, qui me permettent d’ores et déjà de tirer un bilan et ce sur plusieurs plans. A commencer par celui de l’allaitement.

En effet, je l’avais évoqué sur certains de mes réseaux sociaux, mais après avoir tenté sans grand succès le sevrage, j’ai finalement décidé d’opter pour un allaitement long avec Bébé Ours. Pour tout vous dire, si lui-même a exprimé une certaine réticence (qui l’eût cru ! :D) lors de mes divers essais et ayant par ailleurs éprouvé quelques difficultés également lors de la diversification, je n’étais en vérité moi-même pas tout à fait arrêtée sur la date de fin de ce processus.

Car si pour ma fille aînée je m’étais consciemment fixé un objectif de 6 mois d’allaitement, ce qui à l’époque correspondait aux recommandations de l’OMS, après avoir vu certaines de mes amies opter pour un sevrage naturel (c’est-à-dire à 2 ans ou plus), j’avais il est vrai un peu regretté d’avoir arrêté « si tôt »… Oui oui, vous avez bien lu, si TÔT. Moi qui, avant d’être enceinte, était effarée d’avoir entendu une collègue dire qu’elle avait justement allaité son bébé durant ses deux premiers trimestres de vie, une fois l’expérience tentée, je ne voyais plus cette pratique avec les mêmes appréhensions ni les mêmes a priori en fait…

Oh, d’ailleurs, pour celles qui arriveraient seulement aujourd’hui, je devrais peut-être préciser que mon fils, lors que ma reprise du travail, était âgé de 11 mois…

Bref, bien sur mon expérience est basée sur ces éléments et il va de soi qu’en fonction de l’âge de votre enfant, de sa diversification ou non, et tout simplement de vos souhaits personnels, votre vécu sera différent. Votre vécu sera de toutes façons différent d’ailleurs… Mais j’espère que mon témoignage pourra en aiguiller certaines.

Alors, voilà, comme vous vous en doutez, rapidement après avoir décidé de ma date de reprise, il m’a fallu déterminer s’il était pour moi capital d’envisager un sevrage, ou si je me voyais poursuivre mon allaitement tout en travaillant et dans ce cas comment… Tirer mon lait au bureau ? N’allaiter que matin et soir? Mais dans ce cas que donner dans la journée sachant que bébé refusait catégoriquement tout biberon ou tétine (une vraie petite tête de mule ce coquin !!!) ?

Personnellement, je vous avoue que je n’étais pas prête à tirer mon lait au travail. Malheureusement, de nos jours en France, avoir mis son activité en pause pendant une longue durée pour élever ses enfants (en ce qui me concerne, 3 ans au total) n’est pas encore à proprement parler très valorisé dans le monde de l’entreprise. Et outre la contrainte matérielle qui ne m’enthousiasmait guère, il faut le dire, quitte à revenir, j’ai – lâchement? – préféré taire mon statut de maman allaitante longue durée auprès de mes collègues et supérieurs.

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Après réflexion, et de nombreux essais infructueux (décidément je crois bien que monsieur biberon restera définitivement au placard), j’ai fini par trouver la solution qui nous conviendrait le mieux. A son age, je pouvais en effet sans trop de problème envisager un allaitement uniquement matin, soir… et nuit – hum – tout en s’assurant que ce petit bonhomme mange assez de laitages en journée. L’idée était ainsi de proposer aux assistantes maternelles de lui donner selon ce qu’il serait possible des yaourts au lait entier en alternance avec du lait de croissance épaissi aux céréales, qu’elles lui présenterait à la cuillère puisque Baby faisait de la résistance.

Après 3 mois à ce rythme, c’est une solution qui convient bien à ce petit bout. Il semble vraiment bien manger en journée, et de mon côté je suis rassurée sur le fait de lui apporter le complément dont il peut encore avoir besoin en termes nutritionnels.

De mon côté, je dois reconnaître que même si c’est globalement tout à fait gérable, l’énergie requise par l’allaitement, combiné aux nuits hachées puisque comme vous le savez je conduis mon allaitement à la demande et que ce petit loustic se rattrape franchement sur les tétées, j’ai parfois de petites baisses de régime. Pour survivre (n’ayons pas peur des mots! haha!), mes priorités vont à m’assurer un minimum d’heures de sommeil et une alimentation équilibrée. Je n’hésite par ailleurs pas à faire des cures de compléments alimentaires tels que par exemple Calmosine allaitement. Faite à base d’extraits de plantes, de biotine (vitamine B8) et de magnésium il s’agit d’une solution à diluer dans l’eau est destiné à favoriser l’allaitement et le bien-être de la maman. Bue au fil de la journée, cette décoction permettrait ainsi, outre une bonne hydratation ce qui est la clé d’un allaitement efficace, de favoriser la lactation mais aussi, et surtout dans mon cas, de se sentir en meilleure forme, et ça, ça n’a pas de prix! Il faut certes passer le cap du goût très herbacé mais une fois l’habitude prise cela devient un réflexe et je dois dire que pour un allaitement sur du long terme, une petite aide n’est pas de refus…

Voilà, cela fait désormais trois mois que j’ai repris le travail, tout en poursuivant mon allaitement, et finalement ça marche assez bien jusqu’à présent. Et vous, quand reprenez-vous le travail et quelle solution envisagez-vous? N’hésitez pas à échanger dans les commentaires, je pense qu’en la matière le partage de connaissances est capital!

En tous cas très bonne reprise à vous, vous allez voir ça va bien se passer, et n’oubliez pas que ce qui compte le plus pour vos petits trésors c’est d’avoir une maman épanouie. Alors no stress et surtout plein de beaux moments en famille!

A bientôt

Sandy

Mercredi c’est Montessori #11 – Mon petit imagier – DIY rapide et facile

Montessori

Pour être honnête, je ne pensais vraiment pas réaliser un jour un tel DIY dans le cadre des activités Montessori que je proposerais à ma fille de 11 mois. En effet, selon moi, outre un cadre « scolaire » ou tout du moins « pédagogique », proposer ces imagiers que l’on pouvait voir apparaître sur divers blogs ou dans de nombreux magasins surfant sur la tendance marketing « Montessori » me paraissait quelque peu exagéré, voire disons-le un peu gadget.

L’impression que j’avais en voyant ces mamans proposer à leurs enfants de tels outils était avant tout qu’elles n’avaient en tête que d’en faire de petits singes savants (vous voyez le cliché de ces femmes chinoises mères de leur unique enfant, qui leur font prendre dès 3 ans des cours de piano intensifs suivis d’ateliers écriture puis de cours de langue étrangère? Pour moi l’imagier c’est ça! Bon petit disclaimer tout de même: j’insiste sur le mot « CLICHE » puisque je sais bien que toutes les femmes chinoises ne sont pas ainsi et que toutes les femmes qui sont ainsi sont pas chinoises… A bon entendeur!). Quoiqu’il en soit, mon envie en essayant d’apporter des touches de Montessori à mon quotidien était justement que cela reste des touches, sans prise de tête et surtout sans pression pour Poupette.

Malgré tout il est vrai que Maria Montessori semble avoir vu un intérêt certain dans de tels outils, pour l’apprentissage du langage dans un premier temps, puis de la lecture et de l’écriture dans un second. Et à dire vrai, ma fille portant dernièrement une attention toute particulière aux photos qui peuvent tomber sous ses mains, et notamment celles représentant des personnes, j’ai eu la forte impression qu’elle cherchait à comprendre ce que cela recouvrait.

De fait, j’ai pensé lui créer un petit imagier  sur le thème de notre famille dans le but de lui faire comprendre que les visages qu’elle voyait sur le papier étaient des représentations de personnes bien réelles (nous), bien que distinctes de leurs corps physique. La partie langage étant pour moi, vous l’aurez compris, un bonus…

Voici donc en quelques minutes un petit DIY  pour réaliser votre propre imagier.

Bilan de l’opération: ma fille semble avoir obtenu les réponses à ses questions. Elle a tout de suite identifié Papa et Maman, et rapidement intégré que ces cartes étaient des supports distincts. Pour nous, parents expatriés, cet outil a l’avantage supplémentaire de permettre à Poupette de voir dès qu’elle le souhaite ses grands-parents, oncle et tantes – ce qui ma foi est un bon complément de Skype et autre FaceTime…

Pour ce qui est du langage, elle tente de répéter les syllabes mais est encore dans une phase de découverte (rappelons que Poupette est confrontée au quotidien à 3 langues différentes: le française, le néerlandais mais aussi l’anglais – elle risque donc de maîtriser cette compétence un peu plus tardivement compte tenu du travail de tri qui l’occupe sans doute beaucoup actuellement!).

Je suis donc plutôt satisfaite de cette réalisation qui finalement trouve une utilité moins éducative qu’en milieu scolaire, ce qui me convient tout à fait. Et vous qu’en pensez-vous, seriez-vous prêts à avoir de tels outils chez vous? Si vous en avez déjà quelles ont été les retombées pour vos petits bouts?

A bientôt pour un prochain article, en attendant prenez bien soin de vous!

Mercredi c’est Montessori #9 – Une boîte à formes facile à faire! – DIY

Montessori

Depuis quelques temps j’entends de plus en plus de commentaires déplorant le kidnapping marketing qui a été fait de la pédagogie Montessori. Et il est vrai qu’au nom du bien-être de nos enfants, de nombreuses entreprises nous vendent à prix d’or des objets « labellisés Montessori » qui seraient censés être les seuls à garantir leur bon développement et leur équilibre futur… Bon en toute honnêteté, lorsque l’on est parent, je pense qu’il est clair qu’on devient des cibles marketing ambulantes, auprès desquelles on n’hésitera jamais à jouer sur la culpabilité et les sentiments…

Mais en réalité, l’approche de l’éducation de Maria Montessori était bien plus simple que ce que l’on nous vend aujourd’hui… Le matériel qu’elle proposait était selon moi un support mais en aucun cas un incontournable pour le bon développement de nos enfants. Ce qui primait avant tout, c’était la posture des parents! Leur bienveillance, leurs encouragements et leur adaptation afin de permettre à bébé de développer son autonomie (aménager son intérieur, fournir des « jeux » permettant aux touts petits de faire leurs propres découvertes, librement…). Et c’est cela qui m’a attirée lorsque j’ai , en toute modestie, souhaité mettre en place quelques unes de ces activités chez moi…

Alors oui, il existe des activités, des supports de travail, qui aident bébé à faire certaines découvertes, mais il n’est selon moi pas nécessaire de dépenser 50€ pour les mettre en place chez soi. Parmi elles, la très connue boîte à forme qui leur permet d’affiner leur coordination main-œil, d’établir la permanence de l’objet, de confirmer la relation de cause à effet mais aussi et tout simplement de développer leur capacité de concentration et d’analyse.

Voici un petit tuto vidéo pour vous montrer comment en créer une quasiment sans rien dépenser, et en plus vous allez voir, c’est hyper simple!

J’espère que cet article vous aura plu,n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en avez pensé et si vous pensez en créer une pour chez vous. Dites-moi aussi ce que vous pensez de la pédagogie Montessori en général et son aspect « tendance » depuis quelques années, ça m’intéresse beaucoup!

Je vous dis à très bientôt pour un nouvel article. Prenez bien soin de vous! 🙂